Archives de janvier 2012

Les éponges carnivores

Les éponges carnivores –
19/09/2007

Jean Vacelet

Biologiste marin

Article source: http://www.futura-sciences.com/

Des éponges CarnivoreUn carnivore est un organisme qui se nourrit de tissus animaux, généralement de la viande (muscle), vivants ou morts (nécrophagie).
Les carnivores sont aussi un ordre de mammifères dont les dents (crocs) ont évolué pour déchirer la viande. Cet ordre est composé du sous-ordre des caniformes…’,carnivores
? Voilà qui peut surprendre ceux pour qui l’éponge est un simple ustensile de toilette ou de ménage, dont on se demande parfois s’il a une origine animale, végétale ou artificielle. L’étonnement est légitime : les meilleurs zoologistes ont été très surpris par la découverte que des éponges pouvaient être carnivores.


L’éponge carnivore cavernicole Asbestopluma hypogea, lors de la capture d’une proie. ©
Jean Vacelet – Biologiste marin\'JeanJean Vacelet est un très mauvais exemple de la « mobilité géographique et thématique » prônée par les administrateurs de la recherche. Né à Marseille, il y a fait toutes ses études, et aussi toute sa carrière dans le même laboratoire, la Station Marine d\’Endoume – Centre d\’Océanologie de Marseille,…’,’Jean Vacelet

Nous allons voir comment a été faite la découverte de ces éponges prédatrices, ce que l’on sait de leur organisation, de leur surprenante diversité dans les abysses, et les problèmes que pose leur évolution, sans doute à partir des éponges « normales ».

 

Publié 27 janvier 2012 par Sylv1 dans biodiversité marine, océanographie

Le monde mystérieux des méduses

02/05/2011

Catherine Vadon

Océanographe

Article source: http://www.futura-sciences.com

On considère souvent ces tas gélatineux échoués sur le SableSédiment  meuble formé de grains, en majorité de quartz, dont la taille est comprise entre 1/16 de mm et 2 mm.
sable
des plages comme des animaux dangereux, aux cuisantes piqûres venimeuses. En réalité, les MéduseLe terme méduse est utilisé pour désigner les formes pélagiques de nombreuses espèces de cnidaires, par opposition aux polypes qui sont fixés sur les fonds marins. La position phylogénique est complexe et encore mal comprise. Les méduses sont divisées en deux groupes : celui des Anthozoa composé…’,’>méduses sont de belles et stupéfiantes créatures marines à l’incroyable diversité de formes et de Couleur– C\’est ce qui permet de différencier deux objets de formes et de structures identiques, par exemple le drapeau italien du drapeau français.
– C\’est ce qui est ni blanc ni gris ni noir (blanc et noir sont les bornes de la gamme des gris neutres)
– Sensation produite par un rayonnement…’,couleurs
.

Méduses noires géantes
Méduses noires géantes (Black Sea Nettle). ©  Fotophillius/Flickr, Licence Creative Common (by-nc-sa 2.0)

Certaines sont transparentes, presque invisibles, d’autres lancent de vrais feux d’artifice dès qu’on les effleure ! Les plus petites ne mesurent que quelques millimètres, les plus grosses atteignent 2 mètres de diamètre et pèsent jusqu’à 200 kilos !

Sans CerveauLe cerveau appartient au système nerveux central.
Fonction du cerveau
Situé dans la boîte crânienne, le cerveau est le siège des fonctions supérieures (fonctions cognitives, sens, réponses nerveuses) et végétatives. C\’est donc un organe essentiel qui assure la régulation de toutes les fonctions…’,cerveau
, sans cœur, sans squelette, ni dents, les méduses ont développé un mode de reproduction unique et des armes originales pour chasser leurs proies !

Après la lecture de ce dossier vous saurez tout sur les méduses.

Publié 27 janvier 2012 par Sylv1 dans biodiversité marine, océanographie

Plancton : un monde d’organismes mystérieux

Source: http://www.futura-sciences.com/

 
20/05/2011 

Biologiste marin

Christian Sardet

Le Plancton du grec ancien plagtós (« errant »), qui désigne des espèces minuscules évoluant dans l’eau et ballotées par le courant. Souvent invisibles à l’œil nu, leur taille varie de 0,2 micromètre (0,002 millimètre) à 0,2 millimètre. On distingue le phyloplancton, végétal, du zooplancton,…’,plancton est la multitude d’êtres vivants qui errent au gré des courants. Des plus petits organismes unicellulaires aux êtres multicellulaires les plus gros, voici quelques exemples que vous pourrez découvrir dans ce dossier, mais aussi dans nos vidéos : les protistes cellules dans la mer, les EmbryonPremier stade du développement d\’un oeuf ou zygote, dans le règne animal ou végétal.
Issu d\’une cellule unique, l\’embryon se développe par division cellulaire (mitose). Chez l\’animal, l\’embryogenèse désigne la transformation de l\’oeuf en embryon. Les premiers stades du développement embryonnaire…’,embryons
et LarveChez les animaux en général, forme jeune dont la morphologie, et souvent le mode de vie, sont très différents de l\’adulte (tétard/grenouille ou crapaud par exemple).
Chez les insectes, état précédant l\’état imaginal (insecte à métamorphoses incomplètes comme la forficule) ou l\’état nymphal…’,>larves
, les salpes ou la vie enchaînée, les ptéropodes ces MollusqueUne des grandes divisions du règne animal, comprenant les animaux à corps mou, généralement pourvus d\’une coquille, et chez lesquels les ganglions ou centres nerveux ne présentent pas d\’arrangement général défini. Ils sont généralement connus sous la dénomination de moules et de coquillages ; la…’,mollusques qui nagent, et enfin les Pelagia ces MéduseLe terme méduse est utilisé pour désigner les formes pélagiques de nombreuses espèces de cnidaires, par opposition aux polypes qui sont fixés sur les fonds marins. La position phylogénique est complexe et encore mal comprise. Les méduses sont divisées en deux groupes : celui des Anthozoa composé…’,>méduses si redoutées.

Plancton, l'alchimie des océans
Plancton, l’alchimie des océans. © C. Sardet/CNRS

La série ChroniqueQui se développe lentement, qui dure longtemps, par opposition à aigu.’Chroniques du plancton réalisée dans le cadre de l’Expédition Tara Océans et de l’Observatoire de Villefranche-sur-Mer succède aux films et dessins animés réalisés au cours des trente dernières années par Christian Sardet – Biologiste marin\'ChristianChristian Sardet Directeur de recherche au CNRS à l’Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer.
Très jeune je me suis intéressé aux organismes microscopiques car mon grand père m’avait offert un petit microscope avec lequel j’observais tout ce que je pouvais trouver dans des mares….’,’>Christian Sardet
chercheur au CNRS en Biologie cellulaireScience consacrée à l\’étude des cellules, de leurs composants, de leurs interactions.’,biologie cellulaire et formateur à la Station marine de Villefranche-sur-Mer. Ces activités de DiffusionLe terme de diffusion s\’emploie dans divers domaines, dont les sciences de la matière et les télécommunications.
Sciences de la matière
Action de se répandre de manière à atteindre un état uniforme ; résultat de cette action. Dans le cas de la lumière, renvoi, dans toutes les directions, de…’,diffusion
du savoir menées en parallèle de ses recherches sur les cellules et embryons ont été reconnues par le Prix européen pour la communication en sciences du vivant (EMBO 1997). Partez avec lui dans un monde merveilleux à la découverte des protistes, CnidaireLes cnidaires sont des animaux spécifiques du milieu aquatique et marin, caractérisés par la présence de cellules capables d\’injecter, au contact, des venins plus au moins puissants. Ils sont de forme libre (méduse) ou fixée (corail, anémone de mer). Les polypes ont une forme cylindrique où l\’on…’,cnidaires, salpes… Pour tout savoir sur lplancton.

Bonne plongée !

Publié 27 janvier 2012 par Sylv1 dans océanographie

Les engins d’exploration sous-marine

image du Victor 6000 

Les engins d’exploration sous-marine

Source: http://www.ifremer.fr/droep/d-submersibles.html

Les bathyscaphes, submersibles et sous-marins civils, ont rendu possible l’observation directe des fonds océaniques à des fins scientifiques ou industrielles (industrie pétrolière).

Les bathyscaphes

L’exploration des grands fonds débute avec le bathyscaphe FNRS III, qui se pose, le 15 février 1954, à 4 050 m de profondeur au large de Dakar. Le FNRS III a été construit par la Marine nationale française, à partir de la sphère du FNRS II, donnée à la France par le Fonds national de la recherche scientifique belge (FNRS), suite au semi-échec du prototype lors de ses essais. Le FNRS I, quant à lui, était en fait un ballon libre atmosphérique, qui permit à Auguste Picard d’atteindre l’altitude de 16 000 m en 1936. Picard transposa le principe du ballon à un engin sous-marin et le baptisa bathyscaphe. Jusqu’en 1960, le FNRS III effectue une centaine de plongées à des profondeurs limitées à 4 000m. Le bathyscaphe Archimède est construit à l’arsenal de Toulon pour atteindre les plus grandes profondeurs connues (11 000 m). En juillet 1962, il descend à 9 500 m dans la fosse des Kouriles au large du Japon. Il effectue au total près de deux cents plongées jusqu’en 1974, date de ses dernières missions dans le cadre de l’expédition FAMOUS (French American Mid Oceanic Underwater Survey) sur la dorsale médio-atlantique. Le Trieste, bathyscaphe développé par Auguste Picard et racheté par la marine américaine en 1958, effectue le 23 janvier 1962, sous le pilotage de Jacques Picard (le fils d’Auguste) et de Don Walsh (officier de l’US Navy), une descente limite de 10 916 m dans la fosse des Mariannes, établissant ainsi un record imbattable. Il fait ensuite de nombreuses plongées scientifiques et militaires, limitées à 6 000 m, jusqu’en 1986.

Les soucoupes plongeantes et les petits sous-marins

Ils succèdent progressivement aux bathyscaphes sans toutefois les remplacer. La première soucoupe, la SP 350, est celle du commandant Jacques-Yves Cousteau, capable de descendre à 350 m à partir de la Calypso. Durant les décennies 1960 et 1970, une centaine d’engins sont construits. Ils accèdent, pour la plupart, aux 1 000 premiers mètres de l’océan, à l’exception d’une dizaine de  » Pisces  » canadiens, pouvant avoisiner les 2 000 m, du Deep Quest de la société Lockheed (1967), qui peut plonger à 2 400 m, de la soucoupe plongeante du CNEXO (Centre national d’exploitation des océans, depuis 1984 l’IFREMER, Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), Cyana (1970), qui descend aujourd’hui encore à 3 000 m, et du sous-marin américain Alvin, dont la limite de plongée est de 4000 m.

Les sous-marins profonds

À partir des années 1980, une nouvelle génération de sous-marins permet d’avoisiner les 6 000 m de profondeur grâce aux progrès constants des nouveaux matériaux et des équipements. On peut citer le Nautile (1984), sous-marin français de 18,5 t construit par l’IFREMER et la Direction des constructions navales ; le Sea Cliff américain (25,4 t), construit par l’US Navy en 1964 et modifié en 1985 ; les Mir I et Mir II soviétiques ; le Shinkaï 6500 japonais (26 t), construit en 1989 et mis en service en 1991. Ces engins sont transportés sur leur lieu de mission par un navire de surface, ont en moyenne une dizaine d’heures d’autonomie et peuvent transporter quelques passagers, par exemple trois pour le Nautile (deux pilotes et un scientifique). Ils sont équipés de projecteurs, d’appareils de prise de vues et de pinces qui leur permettent de faire des manipulations in situ. Leur capacité de plongée de 6 000 m de profondeur leur permet d’explorer 98 % des fonds océaniques, excluant seulement les plus profondes fosses.

Les robots

Les fonds océaniques restent encore un domaine peu connu malgré les étonnantes découvertes qui ont pu y être faites, telles que les sources hydrothermales et les colonies luxuriantes d’organismes qui y sont associées. Le temps cumulé des plongées par des engins habités pouvant descendre au-delà de 2 000 m ne totalise que quelques dizaines de milliers d’heures, ce qui est du même ordre de grandeur que pour les séjours dans l’espace. Dans ces deux milieux inhospitaliers, l’exploration doit associer sécurité, fiabilité et économie. Dès lors, se pose la question de la présence ou non de l’homme à bord des engins. L’industrie pétrolière n’utilise des plongeurs que lorsqu’elle ne peut pas faire autrement, leur préférant les robots. Des équipements sont désormais installés à des grandes profondeurs sans intervention de plongeurs ni de sous-marins habités. Ces robots, appelés ROV (Remotely Operated Vehicle), sont téléguidés depuis la surface où ils envoient leurs informations, images et mesures diverses, en temps réel. Ils peuvent ainsi travailler 24 heures sur 24 pendant de longues périodes ; c’est le cas par exemple du Dolphin 3K japonais, d’un poids de 3,7 t, utilisé pour surveiller et travailler à 3 300 m de profondeur, et du Victor 6000 francais pouvant opérer jusqu’à 6000 m.

D’après l’encyclopédie ATLAS

La vie dans les abysses

Article source: http://www.futura-sciences.com/

Le milieu abyssal, où règnent le froid et l’obscurité, couvre 307 millions de kilomètres carrés, soit les deux tiers de la surface du globe. Il a longtemps été considéré comme un désert : pas de LumièreRayonnement électromagnétique dont les longueurs d\’onde s\’échelonnent d\’environ 10-6 m (infrarouge) à 10-9 m (ultraviolet). La lumière est représentée par des ondes électromagnétiques ou par des photons, selon la dualité onde-corpuscule. Elle se propage dans le vide à la vitesse c de 3 * 108 m*s-1,.lumière, pas de PhotosynthèseLa photosynthèse est une réaction biochimique énergétique qui se déroule chez les plantes.
Rôle de la photosynthèse
La photosynthèse a pour but de créer de l\’énergie (sous forme de glucide) à partir de l\’énergie lumineuse provenant du soleil. Les organismes qui…’,photosynthèse
, et la seule matière organique qui alimente la chaîne alimentaire provient, par GravitéAttraction newtonienne exercée par toutes les particules d\’un astre. Parfois injustement appelée pesanteur.’,gravité, de la surface en se dégradant au cours de la descente. Il fonctionne comme un égout, réceptacle des cadavres et des déjections de la zone éclairée de l’océan.


Le monde des abysses n’est-il qu’un désert ? © IFREMERInstitut Français de Recherche pour l\’Exploitation de la MER (http://www.ifremer.fr).

Ce dossier propose un voyage initiatique dans le monde des abysses, pour y découvrir ses particularités biologiques et physiques étonnantes. Malgré ce qu’on pourrait penser, la vie y est bien présente, et même foisonnante ! Elle pourrait de plus être le berceau de la vie sur Terre…

 

Publié 27 janvier 2012 par Sylv1 dans biodiversité marine, océanographie

Les créatures du Triangle des Bermudes…

Source : http://maxinevoyance.com/2012/01/14/photographie-des-creatures-du-triangle-des-bermudes/

Lors d’une études des fonds marins dans la zone du Triangle des Bermudes, des chercheurs ont découvert avec étonnement plusieurs centaines de créatures encore non identifiées ! Vivant en profondeur, ces espèces inconnues sont d’une incroyable diversité.

Crédit photo : Russ Hopcroft 2006/University of Alaska Fairbanks/NOAA/Census of Marine Life

Publié 27 janvier 2012 par Sylv1 dans biodiversité marine, océanographie

Biologie marine

Article source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Biologie_marine

La biologie marine est consacrée à l’étude des organismes marins. Contrairement à d’autres branches de la biologie définies par rapport à un taxon, c’est un milieu naturel qui sert de définition au cadre de cette discipline.
Son intérêt économique est très important et joue sur les activités d’exploitation de la mer, notamment des ressources halieutiques et de la biodiversité marine, mais aussi touristiques, sportives, médicales, etc.

Présentation:

Les différents biotopes océaniques

La biologie marine étudie de nombreux organismes, des plus petits comme le plancton (zooplancton et phytoplancton), dont la taille peut approcher 0,02 micromètre mais sont les premiers producteurs primaires de la mer, aux grands cétacés qui peuvent atteindre 33 mètres de long, et aux grandes algues brunes comme les Macrocystis qui atteignent les 45 mètres de long.

Les habitats étudiés par la biologie marine incluent tous les habitats en rapport avec la mer, de la très fine couche à l’interface entre les eaux et l’atmosphère aux profondeurs abyssales de plus 10 000 mètres de profondeur. Ces habitats sont aussi constitués des récifs de coraux, des forêts de kelp, des plages, des estuaires, etc.

Une large part de la vie sur terre se déroule en fait dans les océans. Quelle est la part qui reste inconnue ? Alors que la mer recouvre 71% de la surface de notre planète, de par leur profondeur, les océans représentent un volume habitable au moins 300 fois supérieur à celui des habitats terrestres.

Histoire:

Un océan de vies inconnues

Les premières spéculations sur l’origine de la vie se sont faites des années 1840 à 1870. La période de 1870 à 1900 voit l’inauguration de plusieurs laboratoires de biologie marine tant en France qu’à l’étranger. Des campagnes océanographiques de grandes ampleurs sont menées en parallèle. La découverte de nouvelles formes de vie marine stimule les recherches phylogénétiques mais aussi d’anatomie comparée et d’embryologie.

Le laboratoire de Roscoff est rattaché à la chaire de zoologie de la Sorbonne est dirigé d’abord par Henri de Lacaze-Duthiers (1821-1901) (qui a également fondé le laboratoire de Banyuls) puis par Yves Delage (1854-1920).

Les biologistes sont mis à contribution pour résoudre de nouveaux défis dont ceux de la protection des milieux et des ressources halieutiques face à la surpêche et ceux posés par la pollution, les impacts à long terme des immersions de déchets et de munitions, ou encore par l’étude de la complexité de la biodiversité marine, des très petits organismes (nano-plancton, picoplancton) et des écosystèmes chimiosynthétiques de l’Océan profond (via par exemple le programme DEEP OASES démarré en 2006 en France, suivi par Daniel Desbruyeres).

Quelques grands noms de la biologie marine:

 

Publié 27 janvier 2012 par Sylv1 dans océanographie

Au fond des océans, les larves empruntent des autoroutes sous-marines

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Par Grégoire Macqueron, Futura-Sciences

Des scientifiques ont eu une chance très rare en assistant à une véritable expérience de la nature : la stérilisation d’une source hydrothermale par uneéruption volcanique. L’étude de la recolonisation du site a permis de découvrir des sortes de super-autoroutes sous-marines, grâce auxquelles des larvesparcourent des distances étonnantes.

Lors de leur découverte en 1977, les sources hydrothermales ont soulevé de nombreuses questions. Comment des organismes peuvent-ils survivre dans les conditions extrêmes de ces manifestations du volcanisme sous marin, oùl’eau de mer chauffée à plusieurs centaines de degrés et chargée d’éléments toxiques s’échappe en panaches ? La vie terrestre y est-elle apparue ? Comment ces milieux transitoires, isolés et éloignés par des dizaines voire des centaines de kilomètres sont-ils colonisés par les êtres vivants ?

C’est pour répondre à cette dernière question que l’équipe dirigée par Lauren Mullineaux s’est rendue au niveau des zones hydrothermales de ladorsale est-Pacifique. Les scientifiques y ont étudié les larves et les juvéniles, formes privilégiées de dissémination des organismes marins, ainsi que les courant marins qui les charrient.

C’est alors qu’une opportunité extraordinaire s’est présentée à l’équipe d’océanographes de la Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI) : «Nous avons eu une surprise, explique Lauren Mullineaux. Une éruption sur les fonds marins a été détectée sur notre site d’étude, avec des changements topographiques et une énorme perturbation des communautés écologiques. L’éruption était, en essence, une expérimentation d’origine naturelle ».

La vie ayant été éliminée du site, il ne restait plus qu’à réinstaller les instruments pour observer la recolonisation de la source hydrothermale. En outre, comme cette source avait été étudiée avant l’éruption, il était possible de comparer les nouvelles communautés avec celles disparues.

Les LGV (larves à grandes vitesses) des océans

Et là, ce fut la surprise. Contrairement aux théories, ce ne furent pas des larves des sources les plus proches qui colonisèrent le site revirginisé. Ainsi, deux des espèces pionnières qui sont arrivées sur le site étaient desgastéropodes, Lepetodrilus tevnianus et Ctenopelta porifera. Or, comme l’explique Lauren Mullineaux dans les PNAS, « Ctenopelta n’avait jamais été observée avant sur le site étudié, et la population connue la plus proche se trouve à 350 kilomètres plus au nord ».

Par ailleurs, l’ordre d’arrivée des larves influence fortement les communautés qui s’établissent autour des évents thermaux. Les espèces des nouvelles communautés du site étudié se sont ainsi révélées bien différentes de celles antérieures à l’éruption.

Un échantillon des larves qui ont recolonisé la source hydrothermale depuis des zones lointaines. © S. Beaulieu, S. Mills et D. Adams

Si la forme larvaire est le moyen de propagation de nombreux organismes marins, les larves demeurent de piètres nageuses. Comment des larves d’une durée de vie d’une trentaine de jours ont-elles pu parcourir 350 kilomètres ?

La solution pourrait résider dans le récent modèle du projet Ladder (LArval Dispersal on the Deep East Pacific Rise) du WHOI et du Lamont-Doherty Earth Observatory (LDEO). Selon ce modèle, les larves pourraient emprunter des courants qui parcourent le fond des océans à de grandes vitesses (jusqu’à 10 m/s), telles de super-autoroutes sous-marines.

Toutefois, l’hypothèse n’est pas suffisante pour expliquer les 350 kilomètres parcourus en une trentaine de jours. « Soit les larves utilisent d’autres systèmes de transport, soit elles vivent plus longtemps que nous ne le pensions » explique Lauren Mullineaux. Peut-être de très grands tourbillonsaccélèrent-ils leur voyage. Ou bien, avance-t-elle, ces larves sont capables de réduire leur métabolisme pour étendre leur durée de vie.

Quoiqu’il en soit, l’existence de ces autoroutes de dispersion des larves s’est révélée inattendue. Les capacités de recolonisation qu’elles offrent permettent aussi d’envisager sous un nouveau jour les projets d’exploitationminière des sources hydrothermales, riches en métaux. En effet, ce type d’exploitation serait très destructeur et affecterait profondément l’écosystème de ces sources. La possibilité que ces écosystèmes puissent se régénérer plus facilement qu’on ne le pensait pourrait réduire cet impact.

Nan Madol : Légende d’une cité sous-marine

Avec cette vidéo, nous mettons le cap sur la Nouvelle Guinée pour un autre Mystère aquatique, mythe ou réalité ?

Article source : http://www.mystere-tv.com/nan-madol-legende-d-une-cite-sous-marine-v1851.html

 

La pyramide de Yonaguni

Les ruines de Yonaguni, une civilisation disparue ?

source image:http://www.secret-realite.net/modules/linkup/img/majinyonaguni3.jpg

Era & Sylvain investigation océanographique et OANIS

 Comme précisé dans mon ouvrage certaines observations aquatiques ont lieues dans les fonds marins et certaines choses sont des structures immobiles. Reste à déceler si certaines découvertes insolites sont d’ordre naturelles ou non et de quelle période ? Je mentionne ces « ruines de Yonaguni située dans l’archipel japonais vers Okinawa. Cet article peut-il nous éclairer ? 

Remise à jour le : 20/10/2017 à 18h25.

Article source : epochtimes.fr/

L’impressionnante « pyramide » engloutie du Japon comparée à la cité perdue d’Atlantis – le débat continue

et aussi

RUINES DANS LE PACIFIQUE

vidéo youtube:

article source:http://fr.wikipedia.org/wiki/Monument_de_Yonaguni

24°25′56″N 123°0′58″E / 24.43222, 123.01611