INVESTIGATION OCEANOGRAPHIQUE ET OANIS Nos questions Ufologiques nous orientent vers le cosmos, cependant certaines réponses pourraient venir des Abysses
Nous allons voir comment a été faite la découverte de ces éponges prédatrices, ce que l’on sait de leur organisation, de leur surprenante diversité dans les abysses, et les problèmes que pose leur évolution, sans doute à partir des éponges « normales ».
Certaines sont transparentes, presque invisibles, d’autres lancent de vrais feux d’artifice dès qu’on les effleure ! Les plus petites ne mesurent que quelques millimètres, les plus grosses atteignent 2 mètres de diamètre et pèsent jusqu’à 200 kilos !
Les bathyscaphes, submersibles et sous-marins civils, ont rendu possible l’observation directe des fonds océaniques à des fins scientifiques ou industrielles (industrie pétrolière).
Les bathyscaphes
L’exploration des grands fonds débute avec le bathyscaphe FNRS III, qui se pose, le 15 février 1954, à 4 050 m de profondeur au large de Dakar. Le FNRS III a été construit par la Marine nationale française, à partir de la sphère du FNRS II, donnée à la France par le Fonds national de la recherche scientifique belge (FNRS), suite au semi-échec du prototype lors de ses essais. Le FNRS I, quant à lui, était en fait un ballon libre atmosphérique, qui permit à Auguste Picard d’atteindre l’altitude de 16 000 m en 1936. Picard transposa le principe du ballon à un engin sous-marin et le baptisa bathyscaphe. Jusqu’en 1960, le FNRS III effectue une centaine de plongées à des profondeurs limitées à 4 000m. Le bathyscaphe Archimède est construit à l’arsenal de Toulon pour atteindre les plus grandes profondeurs connues (11 000 m). En juillet 1962, il descend à 9 500 m dans la fosse des Kouriles au large du Japon. Il effectue au total près de deux cents plongées jusqu’en 1974, date de ses dernières missions dans le cadre de l’expédition FAMOUS (French American Mid Oceanic Underwater Survey) sur la dorsale médio-atlantique. Le Trieste, bathyscaphe développé par Auguste Picard et racheté par la marine américaine en 1958, effectue le 23 janvier 1962, sous le pilotage de Jacques Picard (le fils d’Auguste) et de Don Walsh (officier de l’US Navy), une descente limite de 10 916 m dans la fosse des Mariannes, établissant ainsi un record imbattable. Il fait ensuite de nombreuses plongées scientifiques et militaires, limitées à 6 000 m, jusqu’en 1986.
Les soucoupes plongeantes et les petits sous-marins
Ils succèdent progressivement aux bathyscaphes sans toutefois les remplacer. La première soucoupe, la SP 350, est celle du commandant Jacques-Yves Cousteau, capable de descendre à 350 m à partir de la Calypso. Durant les décennies 1960 et 1970, une centaine d’engins sont construits. Ils accèdent, pour la plupart, aux 1 000 premiers mètres de l’océan, à l’exception d’une dizaine de » Pisces » canadiens, pouvant avoisiner les 2 000 m, du Deep Quest de la société Lockheed (1967), qui peut plonger à 2 400 m, de la soucoupe plongeante du CNEXO (Centre national d’exploitation des océans, depuis 1984 l’IFREMER, Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), Cyana (1970), qui descend aujourd’hui encore à 3 000 m, et du sous-marin américain Alvin, dont la limite de plongée est de 4000 m.
Les sous-marins profonds
À partir des années 1980, une nouvelle génération de sous-marins permet d’avoisiner les 6 000 m de profondeur grâce aux progrès constants des nouveaux matériaux et des équipements. On peut citer le Nautile (1984), sous-marin français de 18,5 t construit par l’IFREMER et la Direction des constructions navales ; le Sea Cliff américain (25,4 t), construit par l’US Navy en 1964 et modifié en 1985 ; les Mir I et Mir II soviétiques ; le Shinkaï 6500 japonais (26 t), construit en 1989 et mis en service en 1991. Ces engins sont transportés sur leur lieu de mission par un navire de surface, ont en moyenne une dizaine d’heures d’autonomie et peuvent transporter quelques passagers, par exemple trois pour le Nautile (deux pilotes et un scientifique). Ils sont équipés de projecteurs, d’appareils de prise de vues et de pinces qui leur permettent de faire des manipulations in situ. Leur capacité de plongée de 6 000 m de profondeur leur permet d’explorer 98 % des fonds océaniques, excluant seulement les plus profondes fosses.
Les robots
Les fonds océaniques restent encore un domaine peu connu malgré les étonnantes découvertes qui ont pu y être faites, telles que les sources hydrothermales et les colonies luxuriantes d’organismes qui y sont associées. Le temps cumulé des plongées par des engins habités pouvant descendre au-delà de 2 000 m ne totalise que quelques dizaines de milliers d’heures, ce qui est du même ordre de grandeur que pour les séjours dans l’espace. Dans ces deux milieux inhospitaliers, l’exploration doit associer sécurité, fiabilité et économie. Dès lors, se pose la question de la présence ou non de l’homme à bord des engins. L’industrie pétrolière n’utilise des plongeurs que lorsqu’elle ne peut pas faire autrement, leur préférant les robots. Des équipements sont désormais installés à des grandes profondeurs sans intervention de plongeurs ni de sous-marins habités. Ces robots, appelés ROV (Remotely Operated Vehicle), sont téléguidés depuis la surface où ils envoient leurs informations, images et mesures diverses, en temps réel. Ils peuvent ainsi travailler 24 heures sur 24 pendant de longues périodes ; c’est le cas par exemple du Dolphin 3K japonais, d’un poids de 3,7 t, utilisé pour surveiller et travailler à 3 300 m de profondeur, et du Victor 6000 francais pouvant opérer jusqu’à 6000 m.
Ce dossier propose un voyage initiatique dans le monde des abysses, pour y découvrir ses particularités biologiques et physiques étonnantes. Malgré ce qu’on pourrait penser, la vie y est bien présente, et même foisonnante ! Elle pourrait de plus être le berceau de la vie sur Terre…
Lors d’une études des fonds marins dans la zone du Triangle des Bermudes, des chercheurs ont découvert avec étonnement plusieurs centaines de créatures encore non identifiées ! Vivant en profondeur, ces espèces inconnues sont d’une incroyable diversité.
Crédit photo : Russ Hopcroft 2006/University of Alaska Fairbanks/NOAA/Census of Marine Life
La biologie marine est consacrée à l’étude des organismes marins. Contrairement à d’autres branches de la biologie définies par rapport à un taxon, c’est un milieu naturel qui sert de définition au cadre de cette discipline.
Son intérêt économique est très important et joue sur les activités d’exploitation de la mer, notamment des ressources halieutiques et de la biodiversité marine, mais aussi touristiques, sportives, médicales, etc.
Les habitats étudiés par la biologie marine incluent tous les habitats en rapport avec la mer, de la très fine couche à l’interface entre les eaux et l’atmosphère aux profondeurs abyssales de plus 10 000 mètres de profondeur. Ces habitats sont aussi constitués des récifs de coraux, des forêts de kelp, des plages, des estuaires, etc.
Une large part de la vie sur terre se déroule en fait dans les océans. Quelle est la part qui reste inconnue ? Alors que la mer recouvre 71% de la surface de notre planète, de par leur profondeur, les océans représentent un volume habitable au moins 300 fois supérieur à celui des habitats terrestres.
Histoire:
Un océan de vies inconnues
Les premières spéculations sur l’origine de la vie se sont faites des années 1840 à 1870. La période de 1870 à 1900 voit l’inauguration de plusieurs laboratoires de biologie marine tant en France qu’à l’étranger. Des campagnes océanographiques de grandes ampleurs sont menées en parallèle. La découverte de nouvelles formes de vie marine stimule les recherches phylogénétiques mais aussi d’anatomie comparée et d’embryologie.
Les biologistes sont mis à contribution pour résoudre de nouveaux défis dont ceux de la protection des milieux et des ressources halieutiques face à la surpêche et ceux posés par la pollution, les impacts à long terme des immersions de déchets et de munitions, ou encore par l’étude de la complexité de la biodiversité marine, des très petits organismes (nano-plancton, picoplancton) et des écosystèmes chimiosynthétiques de l’Océan profond (via par exemple le programme DEEP OASES démarré en 2006 en France, suivi par Daniel Desbruyeres).
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Par Grégoire Macqueron, Futura-Sciences
Des scientifiques ont eu une chance très rare en assistant à une véritable expérience de la nature : la stérilisation d’une source hydrothermale par uneéruption volcanique. L’étude de la recolonisation du site a permis de découvrir des sortes de super-autoroutes sous-marines, grâce auxquelles des larvesparcourent des distances étonnantes.
Lors de leur découverte en 1977, les sources hydrothermales ont soulevé de nombreuses questions. Comment des organismes peuvent-ils survivre dans les conditions extrêmes de ces manifestations du volcanisme sous marin, oùl’eau de mer chauffée à plusieurs centaines de degrés et chargée d’éléments toxiques s’échappe en panaches ? La vie terrestre y est-elle apparue ? Comment ces milieux transitoires, isolés et éloignés par des dizaines voire des centaines de kilomètres sont-ils colonisés par les êtres vivants ?
C’est pour répondre à cette dernière question que l’équipe dirigée par Lauren Mullineaux s’est rendue au niveau des zones hydrothermales de ladorsale est-Pacifique. Les scientifiques y ont étudié les larves et les juvéniles, formes privilégiées de dissémination des organismes marins, ainsi que les courant marins qui les charrient.
C’est alors qu’une opportunité extraordinaire s’est présentée à l’équipe d’océanographes de la Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI) : «Nous avons eu une surprise, explique Lauren Mullineaux. Une éruption sur les fonds marins a été détectée sur notre site d’étude, avec des changements topographiques et une énorme perturbation des communautés écologiques. L’éruption était, en essence, une expérimentation d’origine naturelle ».
La vie ayant été éliminée du site, il ne restait plus qu’à réinstaller les instruments pour observer la recolonisation de la source hydrothermale. En outre, comme cette source avait été étudiée avant l’éruption, il était possible de comparer les nouvelles communautés avec celles disparues.
Les LGV (larves à grandes vitesses) des océans
Et là, ce fut la surprise. Contrairement aux théories, ce ne furent pas des larves des sources les plus proches qui colonisèrent le site revirginisé. Ainsi, deux des espèces pionnières qui sont arrivées sur le site étaient desgastéropodes, Lepetodrilus tevnianus et Ctenopelta porifera. Or, comme l’explique Lauren Mullineaux dans les PNAS, « Ctenopelta n’avait jamais été observée avant sur le site étudié, et la population connue la plus proche se trouve à 350 kilomètres plus au nord ».
Par ailleurs, l’ordre d’arrivée des larves influence fortement les communautés qui s’établissent autour des évents thermaux. Les espèces des nouvelles communautés du site étudié se sont ainsi révélées bien différentes de celles antérieures à l’éruption.
Si la forme larvaire est le moyen de propagation de nombreux organismes marins, les larves demeurent de piètres nageuses. Comment des larves d’une durée de vie d’une trentaine de jours ont-elles pu parcourir 350 kilomètres ?
La solution pourrait résider dans le récent modèle du projet Ladder (LArval Dispersal on the Deep East Pacific Rise) du WHOI et du Lamont-Doherty Earth Observatory (LDEO). Selon ce modèle, les larves pourraient emprunter des courants qui parcourent le fond des océans à de grandes vitesses (jusqu’à 10 m/s), telles de super-autoroutes sous-marines.
Toutefois, l’hypothèse n’est pas suffisante pour expliquer les 350 kilomètres parcourus en une trentaine de jours. « Soit les larves utilisent d’autres systèmes de transport, soit elles vivent plus longtemps que nous ne le pensions » explique Lauren Mullineaux. Peut-être de très grands tourbillonsaccélèrent-ils leur voyage. Ou bien, avance-t-elle, ces larves sont capables de réduire leur métabolisme pour étendre leur durée de vie.
Quoiqu’il en soit, l’existence de ces autoroutes de dispersion des larves s’est révélée inattendue. Les capacités de recolonisation qu’elles offrent permettent aussi d’envisager sous un nouveau jour les projets d’exploitationminière des sources hydrothermales, riches en métaux. En effet, ce type d’exploitation serait très destructeur et affecterait profondément l’écosystème de ces sources. La possibilité que ces écosystèmes puissent se régénérer plus facilement qu’on ne le pensait pourrait réduire cet impact.
Era & Sylvain investigation océanographique et OANIS
Comme précisé dans mon ouvrage certaines observations aquatiques ont lieues dans les fonds marins et certaines choses sont des structures immobiles. Reste à déceler si certaines découvertes insolites sont d’ordre naturelles ou non et de quelle période ? Je mentionne ces « ruines de Yonaguni située dans l’archipel japonais vers Okinawa. Cet article peut-il nous éclairer ?