Archives de mars 2026

Glacier Hektoria : une perte de glace record en deux mois

Un glacier de l’Antarctique a perdu près de la moitié de sa glace en seulement deux mois. Le glacier Hektoria, situé sur la péninsule Antarctique, a reculé brutalement d’environ 8 kilomètres en seulement deux mois. Durant cette courte période, près de la moitié du glacier s’est détachée et a disparu dans l’océan. La rapidité de cet effondrement a stupéfié les chercheurs. Le glacier Hektoria couvre environ 300 kilomètres carrés, soit à peu près la superficie de Philadelphie. Si les glaciers du monde entier reculent avec la hausse des températures, des événements aussi rapides sont extrêmement rares. La cause de cet effondrement n’était pas seulement le réchauffement de la glace, mais aussi la nature du terrain sous-jacent. De nombreux glaciers antarctiques reposent sur un socle rocheux accidenté, avec des crêtes ou des vallées qui contribuent à ancrer la glace. Mais Hektoria reposait sur ce que les scientifiques appellent une plaine de glace, une vaste étendue plate de socle rocheux située sous le niveau de la mer. À mesure que le glacier s’amincissait, cette surface plane a permis à de larges pans de glace de se détacher soudainement du fond marin et de commencer à flotter. Une fois la glace détachée du sol, la structure est devenue instable. Des fissures se sont ouvertes à la base du glacier, finissant par se rejoindre à la surface. En quelques semaines, la glace s’est brisée en d’énormes blocs dans une réaction en chaîne de vêlage. L’imagerie satellite a capturé le recul du glacier quasiment en temps réel. À certains moments, les chercheurs estiment que le glacier a reculé de plus de 2,5 kilomètres en seulement deux jours. Des instruments sismiques ont également enregistré une série de petits « séismes glaciaires » lorsque d’énormes blocs de glace se sont fracturés et détachés. Hektoria est relativement petit comparé aux glaciers géants de l’Antarctique. Mais les scientifiques affirment que cette découverte soulève une préoccupation majeure. Si de plus grands glaciers reposant sur des fonds marins plats similaires commencent à se soulever et à se fracturer de la même manière, ils pourraient reculer beaucoup plus vite que ne le prévoient les modèles actuels. Et cela pourrait accélérer la montée du niveau de la mer à l’échelle mondiale bien plus rapidement que prévu. Lire l’étude : « Retrait record d’un glacier terrestre causé par un processus de vêlage sur une plaine de glace », Nature Geoscience, 2025

Source : Des Quarks taux Quasars

Publié 20 mars 2026 par Era dans biodiversité marine, océanographie

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Méduses et Développement en Microgravité

Dans les années 1990, des scientifiques ont envoyé environ 2 000 polypes de méduses lunaires à bord de la navette spatiale afin d’étudier le développement de la vie en microgravité. À la fin de l’expérience, ces polypes s’étaient reproduits pour donner naissance à environ 60 000 méduses en orbite.

Au début, tout semblait bien se passer.

Les méduses se développaient normalement dans l’espace. Elles présentaient les mêmes structures corporelles que celles élevées sur Terre, sans différences majeures de forme ou de nombre de bras. Mais le véritable test a eu lieu à leur retour sur Terre.

C’est alors que des problèmes sont apparus.

Nombre de ces méduses spatiales présentaient des « anomalies de pulsation » : des mouvements irréguliers qui les empêchaient de nager correctement. Comparées aux méduses élevées sur Terre, ces anomalies étaient beaucoup plus fréquentes

Les enjeux dépassent le cadre des méduses.

Les scientifiques utilisent ces expériences pour comprendre comment les organismes vivants, y compris les humains, pourraient évoluer dans l’espace. Si des systèmes biologiques fondamentaux comme l’équilibre et la coordination sont affectés, cela soulève des questions quant aux conséquences possibles d’un voyage spatial de longue durée, voire d’une reproduction extraterrestre.

Pour en savoir plus :

« Anomalies pulsatiles : dans les années 1990, la NASA a envoyé 2 000 méduses dans l’espace. 60 000 en sont revenues. » IFL Science, 2026

Source : Des quarks aux quasars