Archives de avril 2012

Découverte d’une nouvelle espèce de crevette

Source image:http://www.septeuill78.fr/

Par: Caroline Albert  Source : http://www.7sur7.be

Des scientifiques ont découvert une nouvelle espèce ressemblant aux crevettes dans une grotte près de Carlsbad Caverns, au Nouveau-Mexique.

L’espèce a été découverte il y a un mois dans une piscine souterraine. La grotte avait été explorée auparavant, mais aucun échantillon n’avait été pris dans l’eau jusqu’à ce qu’un inventaire biologique soit effectué dans le cadre de plans d’expansion des mines de potasse dans la région.

La nouvelle espèce n’a pas encore été nommée. Les scientifiques s’interrogent maintenant sur les habitudes alimentaires de ces crevettes, mais il faudra encore quelques mois avant de lever le mystère.

« Une des choses les plus intéressantes dans cette découverte, c’est que ces bestioles vivent là depuis des dizaines de milliers d’années, des millions d’années, et nous ne les avions jamais remarquées!« , explique le spécialiste.

Lien externe, à lire aussi:

Une crevette géante découverte en nouvelle zèlande

Publié 22 avril 2012 par Era dans biodiversité marine

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L’aventure des robots sous-marins.

Source image: http://shyrobotics.com/

Source et texte vidéo  euronews sur youtube:

Publiée le 19 avril 2012 pa

http://fr.euronews.com/ C’est en 1985 qu’un système de sonar ultra-sensible, mis au point par des équipes françaises et américaines, permit de visionner les débris du Titanic, qui reposait à près de 4 000 mètres de profondeur depuis 73 ans.

Un premier pas qui ouvre la voie à des recherches toujours plus passionnantes, au-delà du tragique et fameux naufrage de 1912.

En 86, un petit robot appelé Jason Junior enregistre ces images. Il était attaché à un submersible, naviguant quelques dizaines de mètres plus loin.

Cela paraît bien loin, car désormais, les systèmes de téléguidage permettent aux appareils de plonger très profondément et de plus en plus longtemps.

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Lien externe:

SAUC-E, le concours Européen de robots sous-marins autonomes de l’OTAN

Océanopolis Brest

J’ai reçu un mail de Galiléa , « que je remercie » pour les visiteurs de investigation océanographique et O.A.N.I.S, je pense que cette petite information peut intéresser quelques-uns d’entre vous.

exposition sur les abysses et les formes de vie qui s’y trouvent se déroulent au grand aquarium de Brest à Océanopolis au pavillon Biodiversité

http://www.oceanopolis.com/

Vidéo youtube:

Océanopolis – Brest – Mars 2010.wmv

Ajoutée par le  8 mars 2010

« Les gens protègent et respectent ce qu’ils aiment, et pour leur faire aimer la mer, il faut les émerveiller autant que les informer. (Jacques-Yves Cousteau).
L’Homme s’évertue à vouloir explorer l’univers alors qu’il existe tant de merveilles inexplorées aux fonds de nos mers….. Certains sites sont exceptionnellement instructifs et beaux… En esperant vous donner envie de découvrir ce lieu magique…..

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Publié 17 avril 2012 par Sylv1 dans documents et articles divers, Journal de Bord

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Le phytoplancton pourrait s’adapter à l’acidification des océans


Emiliania huxleyi, un cocolithophore, vu au microscope électronique à balayage. Cet organisme marin se retrouve dans toutes les mers du Globe. Les structures calcifiées, de forme circulaire, sont clairement visibles. Elles protègent l’organisme du milieu extérieur. © Geomar

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

La libération massive de CO2 provoque une acidification des océans, particulièrement dommageable pour les organismes produisant de lacalcite. Le phytoplancton serait néanmoins en mesure de s’adapter rapidement et donc de survivre malgré des conditions environnementales défavorables.

La libération massive de CO2 (ou gaz carbonique) dans l’atmosphèren’impacte pas seulement notre climat. Ce gaz se dissout dans les océans où il est transformé en acide carbonique (H2CO3), en ionshydrogénocarbonates (HCO3-) et en ions carbonates (CO32-). Ce processus chimique provoquerait alors une acidification des océans suite à la libération d’ions H+. Le pH des eaux serait déjà passé de 8,25 à 8,14 entre 1751 et 2004 (selon Jacobson 2005) et pourrait même descendre jusqu’à 7,9 ou 7,8 avant la fin du siècle.

L’acide carbonique a la particularité de dissoudre le carbonate de calcium, l’un des constituants principaux des coquilles d’animaux marins et du squelette des coraux. Plusieurs études ont déjà testé les effets à court terme de l’acidification des milieux sur ces organismes, notamment sur le phytoplancton qui est à la base des chaînes alimentaires. Les résultats sont quasiment tous identiques : leur croissance est fortement ralentie puisque lacalcification est entravée. Une augmentation du CO2 atmosphérique pourrait à terme causer la perte de nombreuses espèces marines.

Mais que sait-on réellement des conséquences à long terme ? Pas grand-chose en réalité car peu d’informations sont disponibles sur les capacités d’adaptation des organismes et des écosystèmes face à cette problématique. Kai Lohbeck, Ulf Riebesell et Thorsten Reusch, duHelmholtz-Centre for Ocean Research Kiel (Geomar), viennent de combler une partie de cette lacune en publiant dans la revue Nature Geoscience les résultats d’une année d’expériences menées sur du phytoplancton exposé à diverses concentrations en CO2. Ils démontrent que certaines alguesunicellulaires peuvent très bien s’adapter à l’acidification des océans.

Le phytoplancton prêt à lutter contre l’acidification des océans

Des coccolithophores Emiliania huxleyi, algues se protégeant en sécrétant des plaques de calcite, ont été isolés à partir des eaux côtières norvégiennes puis mis en culture en laboratoire. Leur population a été divisée en trois : un groupe contrôle maintenu en vie dans un environnement présentant une pression partielle en CO2 atmosphérique de 400 µatm, une valeur proche de celle mesurée sur le terrain (environ 360 µatm) ; deux autres groupes respectivement exposés à des pressions partielles en CO2de 1.100 et 2.200 µatm. La première valeur serait en accord avec de nombreuses prévisions tandis que la seconde est largement surdimensionnée. Plusieurs études et mesures comparatives ont été effectuées entre les différents groupes un an plus tard.

Comme prévu, les taux de calcification ont diminué chez les organismes exposés aux concentrations élevées en gaz carbonique. Pour preuve, les trois populations se sont respectivement multipliées 530 fois (conditions optimales), 500 et 430 fois durant les 320 jours de l’étude. Cependant, les chercheurs rapportent une observation étonnante. Le groupe témoin a présenté une croissance et un taux de calcification inférieurs aux deux autres d’au moins 7 % lorsque les trois populations ont été placées dans des conditions environnementales identiques, riches en CO2. Les deux autres souches se sont donc adaptées puisqu’elles ont été capables de restaurer partiellement leur taux de calcification.

Selon les chercheurs, une sélection de génotypes aurait eu lieu l’année de mise en culture au profit des mutations bénéfiques à l’espèce. Ce processus évolutif est rapide et permettrait au phytoplancton de s’adapter auréchauffement climatique et de tempérer les conséquences d’une acidification des océans. Les capacités d’évolution d’une espèce sont ainsi un facteur clé à prendre en compte dans des études caractérisant la réponse de divers taxons face à des perturbations environnementales.

Cependant, de telles capacités d’adaptation n’existent que chez des organismes pouvant se reproduire rapidement et dont les populations sont grandes. De nombreuses espèces animales et végétales vivent longtemps et se reproduisent peu. Elles ne sont donc pas capables de s’adapter aussi vite à des perturbations environnementales rapides. Les efforts dans la lutte contre l’acidification des océans ne doivent pas être relâchés.

 

Tsunami : De l’iode radioactif jusqu’aux États-Unis

Info prise sur le bon site de Jack

http://jack35.wordpress.com/

SIPA/David Guttenfelder

Le tsunami au Japon et la catastrophe nucléaire de Fukushima qui s’en est suivi ont encore des conséquences plus d’un an après. En effet, de l’iode radioactif a été découvert dans des algues au large de la côte ouest des Etats-Unis

 Plus de 25 ans après, des scientifiques découvrent encore des contrecoups liés à la catastrophe de Tchernobyl. Il n’est donc pas étrange de voir périodiquement des conséquences du tsunami et de l’accident nucléaire de Fukushima au Japon ressurgir. C’est ce qui a eu lieu ce mardi au large de la côte ouest des Etats-Unis.
.
Plus d’un an après ce terrible évènement, de l’iode radioactif a été détecté dans des algues. Et il est déjà acquis que celui-ci (iode radiocatif 131 ndlr) s’est balladé dans l’atmosphère et a traversé le Pacifique dans les jours qui ont suivi la catastrophe du 11 mars 2011. Toutefois, afin de ne pas inquiéter la population, les scientifiques précisent que de très faibles quantités de cet iode radioactif.
 

Cependant, des biologistes marins de l’université de Californie à Long Beach (CSULB) ont également découvert cet élément nucléaire dans des algues marines, « une des plantes qui accumulent le plus d’iode » dixit un des chercheurs,  un mois après l’accident. « Nous avons mesuré des niveaux significatifs, mais en règle générale inoffensifs, d’iode radioactif dans les tissus de l’algue géante Macrosystis pyrifera », affirme Steven Manley, auteur avec Christopher Lowe de l’étude publiée sur l’édition en ligne du journal Environmental Science & Study. Mais les scientifiques avertissent tout de même d’un éventuel risque sur l’homme.

De la radioactivité dans la pluie

SUITE

MagazineTop secret partenaire de nos sites web

note administration,

Roch Saüquere responsable de la célèbre revue TOP SECRET  accepte” un échange de procédés “(bannières et dans certains cas d’articles) .

Afin de vous présenter ce magazine pour ceux qui ne le connaissent pas cette vidéo youtube appartenant à TOP SECRET.

Je remercie donc, le responsable et toute son équipe pour cette nouvelle coopération entre nos sites web et le magazine.

Ce mois ci le numéro 60  ” les dossiers secrets de l’O.N.U”.est disponible en kiosque, découvrez ces articles insolites à travers ces pages, dont le format, le contenu sont agréables.

Source

Publié 12 avril 2012 par Sylv1 dans Journal de Bord

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ODH Pub – Investigation Océanographique et OANI

http://odhtv-replay.kazeo.com/-o-a-n-i-tv/-o-a-n-i-tv,r1508924.html

Publié 11 avril 2012 par Sylv1 dans time laps / vidéos

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Découverte d’une nouvelle espèce de crabe terrestre… bleue

Source:http://www.maxisciences.com/l

Publiée dans Raffles Bulletin of Zoology, la description d’une nouvelle espèce de crabe, de couleur bleue, sur l’île Christmas, en Australie, confirme cette dernière comme terre privilégiée pour ces crustacés.

L’île Christmas, dans l’Océan Indien, au large de l’Australie, est déjà connue pour ses spectaculaires migrations annuelles d’environ 44 millions de crabes terrestres rouges (Gecarcoidea natalis), la plus remarquable des 14 espèces de crabes terrestres vivant sur cette île. Un nouveau venu vient désormais s’ajouter à ce patrimoine naturel : Discoplax celeste, un autre crabe terrestre, tout bleu, celui-ci.

Il vient d’être décrit en tant que nouvelle espèce par une équipe internationale de biologistes dirigée par le docteur Peter Ng, de l’Université nationale de Singapour, et le Dr Peter Davie, du Musée du Queensland. Déjà connus, ces crustacés bleus étaient jusqu’à présent considérés comme une simple variété d’une espèce déjà décrite et largement répandue, Discoplax hirtipes.

« Le crabe bleu est moins abondant que le crabe rouge terrestre et a des habitudes plus aquatiques. Il est donc limité à des parties de l’île où il y a de l’eau douce de surface. Il a également souffert plus directement des activités humaines, et en particulier a été largement exploité par les populations locales pour l’alimentation durant les années 1950. En conséquence, il a été entièrement protégé depuis 1980« , ont expliqué les auteurs de l’étude cités par Sci-news.

Oani, ovni, haarp, phénomène météo ?

Vidéo envoyée par Patrick – Qu’en pensez-vous ?

Publié 8 avril 2012 par Era dans OANIS/OSNiS/USOS/Ufo/OVNI( s)

Le Triangle des Bermudes part 1 : des origines au 19ème siècle

Encore un bon article de Yves

source:http://yvesh.e-monsite.com/

carte.jpg

Il s’agit d’une zone maritime dont les pointes seraient au sud à Porto Rico, à l’Ouest aux Bahamas et Floride et au nord sur les Bermudes, et incluant une partie de la mer des Sargasses.

C’est précisémment à cet endroit qu’est recensé le plus fort pourcentage de pertes inexpliquées de navires et d’avions, aussi bien par les compagnies d’assurance que par les autorités. Il semble aussi que des manifestations paranormales soient également liées depuis des siècles à l’endroit.

Des apparitions surnaturelles, des légendes tenaces font que beaucoup croient aux pouvoirs maléfiques du triangle, comme auparavant puisque la mer des Sargasses était surnommée « la mer des bateaux perdus », le « cimetière des bateaux perdus » ou encore « la mer de la peur »… de nombreuses légendes de marins parlent d’une vaste nécropole maritime où s’entremêlent les carcasses de cargos à vapeur, de yachts, de voiliers, baleiniers, paquebots, navires pirates et galions espagnols remplis d’or. Selon certains, on y trouverait même des carcasses de drakkars Vikings, des galères arabes, des trirèmes romaines, des bateaux phéniciens et peut-être même les grands navires de l’Atlantide !

Mais tout d’abord, cette nouvelle toute fraiche du 28 mars 2012Wikistrike annonçait Deux pyramides de verre géantes immergées découvertes dans le Triangle des Bermudes 
Ces structures étranges pyramides sous-marines à une profondeur de deux mille mètres ont été identifiées à l’aide d’un sonar selon l’océanographe Dr. Meyer Verlag. Des études d’autres structures comme Yonaguni trouvées dans les temps modernes au Japon ont permis aux scientifiques de déterminer que les deux pyramides géantes, ressemblant à du verre épais, seraient plus grandes que la pyramide de Kheops en Egypte. 

Récemment, des scientifiques américains et français ainsi que d’autres pays menant des études dans les zones du fond marin du Triangle des Bermudes, prétendent avoir trouvé une pyramide debout sur le fond marin jusque là inconnue. La longueur de la base de cette pyramide atteindrait 300 mètres et 200 mètres de hauteur, la distance de la pointe de la pyramide se trouve à environ 100 mètres en-dessous du niveau des mers. Les résultats préliminaires montrent que cette structure serait faite de verre ou un verre de type cristal car il est entièrement lisse et partiellement translucide. 

pyra.jpg
Le sommet de la pyramide présenterait deux trous de grande envergure, de l’eau de mer s’y déplace  à grande vitesse à travers le deuxième trou. Les vagues s’y engouffrant roulent en formant un vortex géant entraînant un afflux massif des vagues et de brume à la surface de la mer. Cette découverte interroge les scientifiques si elle peut avoir un effet sur les bateaux de passage et d’avions disparus dans cette zone.

Dans sa conférence de presse dans les Bahamas, le scientifique a donné un rapport avec les coordonnées exactes des pyramides, ainsi que des cartes et… une photo ! (ci-dessus). De plus, l’océanographe a déclaré que la technologie est inconnue de la science moderne…

Traduit de BeforeItsNews   Tout le monde est évidemment dans l’attente des analyses des documents remis…

18-05-1991-pyramids.jpgjournal du 18-05-1991 mentionnant la même chose… 

MAJ = c’est très certainement un fake dans la mesure où cette annonce d’un Verlag Meyer inconnu date du 18-05-1991 ! voir ce lien :

http://weeklyworldnews.com/archive/ chercher le journal du 18-05-1991…  

carte-triangle.jpg Les différentes versions du Triangle suivant les auteurs…

Christophe Colomb, le 1er au triangle

Le premier navigateur connu à s’être engagé dans ces parages dangereux, Christophe Colomb va donner naissance, bien involontairement, au mythe du triangle des Bermudes et de la mer des Sargasses.

S’embarquant à la fin du XVesiècle pour découvrir les terres de l’ouest, l’aventurier ne sait que bien peu de choses de cette partie du globe. Il ne sait probablement pas que la mer des Sargasses, qui appartient à l’Atlantique Nord, s’étend du tren­tième au soixante-dixième degré de longitude ouest et du vingtième au trente-cinquième degré de latitude nord, ce qui représente presque la superficie des U.S.A.

La mer des Sargasses doit son nom aux algues qui la recouvrent sur une bonne épaisseur1, ce qui contribue à faire régner une atmosphère de mystère en ces lieux, encore accentuée par l’absence de vent et de nuages.

Au XVe siècle, pour les navires à voile, le manque de vent signifie l’immobilité. Les navires sont bloqués des mois durant, prisonniers de la mer des Sar­gasses : les vivres et l’eau douce finissent par manquer, les marins meurent de faim et de soif, et le bateau pourrit sur place dans son cercueil d’algues. Selon d’autres rumeurs, les tarets2 dévorent la coque et l’équipage périt noyé quand le navire coule.

Christophe Colomb a-t-il vu un OVNI ?

Tout commence dans la soirée du 13 septem­bre 1492 quand Christophe Colomb remarque que l’aiguille de son compas dévie de six degrés au nord-ouest par rapport à l’étoile polaire. Surpris par ce phénomène étrange, il surveille l’aiguille pendant plusieurs jours.

Après mûre réflexion, il conclut que l’aiguille du compas peut pointer vers une direction autre que celle de l’étoile polaire. Et il a raison! La science moderne a, en effet, découvert qu’un compas maritime n’indique ni l’étoile polaire, ni le pôle nord, mais le pôle magnétique qui se situe près de l’île du Prince de Galles, à mi-chemin entre la baie d’Hudson et le pôle Nord.

Voici le premier «mystère» éclairci. Mais la suite de son voyage réserve encore des surprises au navigateur. Le 15 septembre 1492, il voit une immense traînée de feu qui crève le ciel et dis­paraît dans l’océan. La description de ce phéno­mène consignée dans le livre de bord concorde parfaitement, selon nos savants actuels, avec celle d’une météorite. Mais les marins du XVe siècle ne connaissaient à priori pas cette notion astronomique (bien que des dizaines de météorites tombent chaque année depuis des siècles…). Et il serait compréhensible que les marins aient cru à un prodige selon les scientifiques…

Dernier fait étrange rapporté par Christophe Colomb : le 11 octobre, il aperçoit une lueur verdâtre qui bouge par intermittence à proximité de la côte orientale des Bahamas. On s’interroge de nos jours sur cette lumière et les hypothèses émises se contredisent. C’est une torche que quelqu’un promène sur le rivage, affirment certains. C’est un banc de poissons lumineux, répondent les autres. C’est un engin spatial extra­terrestre rétorquent les ufologues.

bermudes.jpg

Les Bermudes

Des vents insolites, cause de la disparition de l’«Eldorado»

Dix ans plus tard, le triangle des Bermudes fait ses premières victimes.

Le 1er juillet 1502, Collombsillonnant la mer des Caraïbes s’aperçoit que les vents viennent de l’ouest et non de l’est comme cela serait normal en cette saison. Persuadé que ces vents insolites annoncent une fantastique tempête, il fait immé­diatement prévenir la flotte du gouverneur Bobadilla3 (comprenant l’EIdorado et vingt-six autres bâtiments), qui s’apprête à appareiller pour l’Espagne. Mais Bobadilla rit du sage conseil de Christophe Colomb et parvient à convaincre le commandant de sa flotte que ces vents d’ouest lui feront gagner du temps.

Et c’est le départ. Trois jours plus tard, le 4 juillet 1502, la flotte disparaît, balayée par une formi­dable tempête. On retrouve, par la suite, dix épaves sur les récifs et le long des plages de Porto Rico et d’Hispaniola, mais dix-sept navires, dont l’EIdorado, demeurent introuvables, engloutis dans le triangle des Bermudes.

Les îles du Diable

Un siècle plus tard, en juillet 1607, le Sea Venture, bâtiment anglais, part vers les Amé­riques, avec à son bord une partie des premiers Anglais qui s’apprêtent à coloniser le Nouveau-Monde4. En cours de route, il s’échoue sur des récifs appelés alors les «îles du Diable» et situés non loin des Bermudes.

De terribles légendes circulent en effet à propos de ces îles. Habitées, dit-on, par des monstres cruels et de sauvages antropophages, elles ont une réputation sinistre, et les rescapés du Sea Venture sont terrorisés à l’idée de s’y réfugier. Cependant, contraints par les circonstances, ils gagnent la terre ferme par petits groupes, se demandant quels événements horribles les atten­dent durant la nuit. Mais rien ne se passe et, au petit matin, les naufragés partent en reconnais­sance. Stupéfaits, ils constatent que les «îles du Diable» sont, en fait, un paradis terrestre et déci­dent de s’y installer.

Ils envoient alors quelques hommes prévenir les colons de Virginie qu’ils sont sains et saufs. Le premier septembre, sous le commandement du premier maître Harry Ravens, ces hommes mon­tent dans une chaloupe qui prend la mer et… disparaît à jamais…

Le pirate sans tête

Au sud de ces «îles du Diable» se trouve l’île Mona, hantée, paraît-il, par les spectres de tous ceux qui y ont trouvé une mort violente.

Occupée successivement par les Indiens, les Espagnols, les pirates, les Français, d’autres pirates, les Allemands, à nouveau les Espagnols, puis les Portoricains, elle a été souvent le théâtre de combats cruels et garde l’empreinte de ces événements tragiques.

Les pêcheurs portoricains racontent que Bar­ber, un pirate, a kidnappé une jeune femme noble, Dofia Gêna et plusieurs jeunes femmes. 

La flotte anglaise parvient à localiser son repaire et, ignorant la présence des jeunes femmes, le bombarde. La baraque des prison­nières, atteinte par les projectiles, s’enflamme et les malheureuses périssent brûlées vives.

Depuis lors, par les nuits de grand vent, on les entend pleurer et gémir.

Une autre légende est colportée par les habi­tants de l’île: celle, particulièrement horrible, du pirate sans tête!

Barthélémy le Portugais est un pirate qui, sur ses vieux jours, s’est retiré à l’île Mona. Bien que ses exploits aux dépens des galions espagnols aient pris fin depuis de bien nom­breuses années, une récompense est toujours offerte par l’Espagne à celui qui le capturera, mort ou vif.

Un pauvre pêcheur connaît le secret du Portu­gais. Désirant obtenir la récompense, il se rend à l’île Mona dans l’espoir de tuer le vieux pirate. Mais Barthélémy, méfiant et sachant sa tête mise à prix, évite de se créer des habitudes. Sauf que, tous les matins, il se rend à la même source pour y prendre l’eau dont il a besoin. C’est là que le pêcheur s’embusque. Au moment où Barthélémy se penche vers l’eau, il surgit derrière lui et lui coupe la tête d’un coup de sabre.

Triomphant, il porte son macabre colis aux autorités espagnoles. Mais, après tant d’an­nées, celles-ci ne sont pas tout à fait sûres de reconnaître les traits du vieux loup de mer et demandent à voir le cadavre marqué des cicatrices qui permettront, sans conteste, de l’identifier.

Le pêcheur, décidé coûte que coûte à toucher sa récompense, retourne alors à l’île Mona chercher le corps où il l’a laissé, près de la source. Mais, ô consternation! la dépouille a disparu…

Après des heures de vaines recherches, le malheureux pêcheur va raconter sa mésaventure aux autorités:

–   Pas de récompense sans corps! lui répond-on.

A quelque temps de là, le mauvais temps surprend notre homme en mer avec d’autres pêcheurs et tous se voient contraints par les élé­ments à passer la nuit à l’île Mona.

Au cours de la veillée, le vieux pêcheur raconte à ses compagnons comment il a failli toucher la récompense pour la capture de Barthélémy.

Soudain, un cri atroce résonne : –   Caigo o no caigo ? (Je comprends ou je ne comprends pas?)

Le premier instant de frayeur passé, quelques hommes se précipitent dans la direction d’où est venu le hurlement et s’arrêtent net, pétrifiés d’horreur : le corps du pirate Barthélémy, debout à l’entrée d’une caverne, tient d’une main sa tête et de l’autre son sabre d’abordage.

Et il réapparaît ainsi, terrifiant, chaque fois que la tempête balaie les Bermudes!

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Les Bermudes

Le fantôme du «Santisimo Barbastro»

La légende du pirate sans tête date, selon certains, du XVIIIe siècle.

C’est précisément à cette époque qu’un bou­canier, Le Golif, vit une bien étrange aventure. Ce pirate a établi sa base à l’île Tortuga, l’île de la Tortue, située au large de la côte nord de Haïti, donc dans le triangle des Bermudes.

Un jour, sans trop de difficultés, il s’empare d’un galion espagnol, le Santisimo Barbastro, dont les gréements, déchirés lors d’une tempête, pendent lamentablement et dont l’équipage, décimé par une épidémie de fièvre jaune, est réduit de plus de moitié.

Le capitaine, Don Alonso de Bruscar, explique à Le Golif qu’une femme est responsable de cet état de choses. Déjà un peu étonné, Le Golif sursaute quand l’Espagnol lui précise que cette femme est… un fantôme!

– Avant d’être placé sous mon commande­ment, raconte Don Alonso, le Santisimo Barbastro était dirigé par un jeune capitaine, Don Francisco de Benalcézar y Morôn, qui fut décapité par un boulet au cours d’un combat contre les Anglais.

» Sa jeune veuve, Dona Irena, donne naissance à un fils qu’elle allaite et qu’elle confie, dès son sevrage, à une amie, puis se donne la mort.

» Comme les autorités religieuses ont refusé d’ensevelir une suicidée en terre chrétienne, depuis lors elle hante le bateau où son époux a été tué et chacune de ses apparitions annonce un événement funeste.

« Après la première «venue» de Dona Irena, continue le capitaine espagnol, quatre marins ont été emportés par une lame. Après la seconde, la fièvre jaune a frappé presque tous les matelots et beaucoup en sont morts. Quand le spectre réap­paraît une troisième fois, une forte tempête se déchaîne et provoque la disparition de plusieurs membres de l’équipage. Enfin, hier, j’ai, moi-même, vu Dona Irena et, aujourd’hui, vous captu­rez mon navire ! »

A la fin du récit de Don Alonso, Le Golif hausse les épaules et se dirige vers l’échelle qui conduit au pont principal.

Brusquement, il voit une jeune femme très belle et très élégante. Le corsaire rebrousse chemin et se précipite auprès de Don Alonso.

– Je viens de la voir sur le pont ! s’exclame-t-il. C’est Dona Irena ! C’est elle, j’en suis sûr!

– Alors, attendez-vous au  pire,  répond  Don Alonso. Un nouveau malheur ne manquera pas de s’abattre bientôt sur le bateau.

Effectivement, le lendemain, Le Golif doit faire évacuer en toute hâte le Santisimo Barbastro qui, sans aucune avarie apparente, sombre dans une mer parfaitement lisse. Impuissant à sauver le bâtiment, Le Golif lui jette un dernier regard et… voit Dona Irena abandonner le navire en perdition et marcher sur l’eau en direction de l’Espagne…

Les corsaires de la lune

Au siècle suivant, la disparition de Theodosia Burr, fille du vice-président des U.S.A. Aaron Burr, attire de nouveau l’attention sur le triangle des Bermudes.

Après la mort de son fils, Theodosia part faire un voyage en mer pour tenter d’oublier son chagrin. Elle s’embarque sur le Patriot, com­mandé par le capitaine Overstock.

Le 1er janvier 1813, le Patriot est aperçu, pour la dernière fois, dans la partie nord du triangle des Bermudes.

Les journalistes ne tardent pas à s’emparer de l’affaire. On croit d’abord à un enlèvement. Mais aucune demande de rançon ne parvenant au vice-président des Etats-Unis, on rejette cette hypothèse.

On envisage aussitôt une autre possibilité: pourquoi le Patriot n’aurait-il pas été victime des «corsaires de la lune»?

C’est ainsi que l’on dénomme les naufrageurs, généralement d’anciens pirates, qui attirent la nuit les navires contre les récifs et les pillent.

Des robes de soie noire ressemblant à des vêtements de deuil

Le témoignage du Dr William G. Pool semble confirmer cette supposition.

Au cours de l’été 1869, le médecin a soigné Mme Mann qui vit près du cap Nags Head, sur les Outer Banks de Caroline du Nord, et dont le premier mari, Joe Tillett, était un naufrageur. Dans la modeste cabane de la malade, le Dr Pool remarque le portrait d’une jeune femme de vingt-cinq ans aux yeux noisette et aux cheveux bruns, portrait qui lui paraît être celui de Theodosia.

Voici ce que rapporte le médecin:

«Après le traitement, la malade me remercia. Il y avait des mois qu’elle ne s’était sentie aussi bien. Je lui demandai si le portrait était le sien dans sa jeunesse. Elle sourit et m’expliqua qu’elle avait été mariée deux fois, et deux fois veuve. Son premier mari, Joe Tillett, partageait son temps entre les deux métiers de pêcheur et de naufrageur. Comme cadeau de mariage, il lui avait offert divers objets provenant de l’épave d’un navire échoué, parmi lesquels ce portrait. Il ne restait personne à bord, sinon un petit chien marron. Bien qu’il ne portât aucune trace de violences, le bateau paraissait avoir été pillé. Tout ce que la malade se rappelait, c’était que l’événement s’était passé l’hiver, pendant la guerre de 1812. Le portrait était accroché au mur d’une cabine du bateau, où Joe avait également trouvé plusieurs robes de soie noire ressemblant à des vêtements de deuil. Pour autant que Mme Mann s’en souvînt, le bateau était un schooner à la coque noire, qui avait probablement été capturé par des pirates avant de s’échouer.»

Mme Mann étant trop pauvre pour régler les honoraires du médecin, elle lui donne en paie­ment le portrait de la jeune femme que le Dr Pool montre à Mme Drake, parente des Burr. Cette dernière reconnaît formellement Theodosia Burr.

Pour les autorités, l’affaire est classée: le Patriot a été victime de naufrageurs et Theodosia Burr tuée au cours de l’action.

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La mer est traître, même pour les vieux marins

Dix ans après l’affaire Theodosia Burr, celle du Patriot, c’est le Grampus, patrouilleur de l’U.S. Navy, commandé par le lieutenant H. Gregory, qui disparaît sans laisser de traces dans le fameux triangle.

La disparition est d’autant plus surprenante et mystérieuse que Gregory est un excellent marin, et même un vieux loup de mer. Il écume la région depuis des lustres et en connaît les moindres écueils. Depuis plus de vingt ans, en effet, il ne cesse de patrouiller avec son bateau dans les Caraïbes et le golfe du Mexique.

En 1822, il capture sept schooners pirates au large de Sugar Key, dans le détroit de Floride. En 1825, il arraisonne un «sloop» pirate recherché depuis un an. En 1830, il arrête la barque Fenix qui se livrait au trafic d’esclaves et sauve ainsi d’une vie de misère plus de trois cents Noirs. En 1836, il soutient les forces terrestres engagées en Floride contre les Indiens Séminoles et débarque un détachement de «marines» dans la baie de Tampa pour défendre les colons. En 1843, après de longs mois passés dans les eaux antillaises, il est rappelé à Charlestown.

Le Grampus prend le chemin du retour. Il croise, le 3 mars 1843, le Madison, au large de Saint Augustine, au nord de la Floride. C’est la dernière fois qu’on le verra : le Grampus disparaît à jamais. On ne retrouvera ni survivant, ni victime, ni épave…

Vaisseaux fantômes

Outre les navires qui sombrent corps et biens, le triangle des Bermudes recèle bien d’autres mystères, comme ces vaisseaux fantômes retrou­vés toutes voiles tendues, intacts… mais vides.

Tel est le cas du Rosalie.

En 1840, l’équipage et les passagers d’un bâti­ment français de fort tonnage, le Rosalie, retrouvé sur la route maritime de La Havane, semblent s’être volatilisés.

Voici ce que dit le Times à ce sujet:

«Le Times, Londres, 6 novembre 1840.

Navire déserté. Une lettre en provenance de Nassau, dans les Bahamas, et datée du 27 août, raconte ce qui suit: « Quelque chose de singulier est arrivé ces derniers jours. Un de nos petits caboteurs a rencontré un gros navire français, parti de Hambourg à destination de La Havane, et qui était complètement abandonné. La majeure partie de ses voiles était hissée. Le bâtiment ne paraissait nullement endommagé. Sa cargaison, composée de vins, de fruits, de soieries, etc., était d’une très grande valeur et en parfait état. Les papiers du capitaine se trouvaient en sûreté et au bon endroit. Les sondages donnèrent trois pieds d’eau dans la cale, mais on ne trouva aucune voie d’eau. Il n’y avait aucune créature vivante à bord, excepté un chat, quelques vo­lailles, ainsi que plusieurs serins à demi morts de faim. Les cabines des officiers et des passagers étaient meublées avec élégance et tout indiquait qu’on venait juste de les quitter. Dans l’une d’elles, on trouva plusieurs articles de toilette, ainsi qu’une certaine quantité de vêtements fémi­nins, hâtivement laissés de côté, mais il n’y avait pas âme qui vive à bord. Le vaisseau, qu’on avait dû quitter seulement quelques heures aupara­vant, contenait plusieurs ballots de marchandises destinées à des commerçants de La Havane. Ce navire, nommé le Rosalie, est très spacieux et sa construction récente. On n’a eu aucune nouvelle de l’équipage.»

Le «Sea-Bird» disparaît sans avoir livré son secret

Dix ans plus tard, en 1850, des pêcheurs d’Easron Beach, près de Newport, Rhode Island, en face des Bermudes, aperçoivent un bateau qui, toutes voiles déployées, pavillons au vent, se dirige, sans dévier sa route, droit vers un banc de sable de la côte. La catastrophe paraît inévitable. Mais le bâtiment s’échoue en douceur et sans aucun dommage.

Les pêcheurs .s’en approchent et constatent qu’il s’agit du Sea-Bird, attendu à Newport… mais au port!

Quelques hommes montent à bord et se regardent, déconcertés : tout est désert, et cepen­dant le café bout sur les fourneaux, le déjeuner est prêt, le livre de bord est à jour et une légère odeur de tabac flotte encore dans le poste d’équipage.

Le seul être vivant qu’ils découvrent, assis tran­quillement sur le pont, est un roquet !

Que s’est-il donc passé? Une mutinerie, tout comme une attaque de pirates, aurait laissé des traces de violence, des cadavres, du sang, des blessés…

Or, rien ne laisse supposer un tel drame sur ce bateau parfaitement en ordre. Dans ces condi­tions, qu’est devenu l’équipage? Comment le navire a-t-il pu mettre le cap sur Newport sans aucune présence humaine à bord?

Pendant quelques jours, le Sea-Bird est laissé sur place, solidement échoué sur son banc de sable. Puis, par une nuit de tempête, il se dégage et reprend la mer pour disparaître à jamais dans le triangle des Bermudes en emportant son secret…

L’étrange affaire de la «Mary Céleste»

Vingt-deux ans plus tard, en 1872, éclate l’affaire de la Mary Céleste, qui est certainement l’une des plus grandes énigmes de la mer, celle qui a fait couler le plus d’encre. On a raconté tant d’histoires, avancé tant d’hypothèses sur cette disparition qu’il est pratiquement impossible, aujourd’hui, de faire le partage entre le vrai et le faux.

Le 4 décembre 1872, le navire britannique Dei Gratia croise au nord des Açores un brick américain de cent trois pieds de long, la Mary Céleste.

La course désordonnée de cette dernière sur­prend le commandant Moorehouse qui envoie quelques matelots voir ce qui se passe à bord. La Mary Céleste est abandonnée: le capitaine Briggs, sa femme, sa fille et les huit hommes de l’équi­page ont disparu. Par contre, la table est prête pour le petit déjeuner. Perplexe, le capitaine Moorehouse ramène la Mary Céleste à Gibraltar où une enquête est ouverte.

En premier lieu, les enquêteurs remarquent, de chaque côté du bateau, à cinquante centi­mètres au-dessus du niveau de flottaison, des rainures bizarres.

On pense alors à un abordage, mais cette suggestion est écartée pour deux raisons: les rainures semblent provoquées par un outil à main et, d’autre part, on ne relève a priori aucune trace de violence.

Par la suite, les enquêteurs découvrent un autre indice: sur le pont du navire, de même que sur une épée trouvée à bord, il y a des taches rouge-brun qui ressemblent à des taches de sang. Ces taches sont immédiatement analysées en labo­ratoire. Le très ambigu rapport des examens conclut que «dans l’état actuel de nos connais­sances scientifiques, il n’y a de sang ni dans les taches trouvées sur le pont de la Mary Céleste, ni dans celles trouvées sur la lame de l’épée».

L’enquête piétine. Le gouvernement américain prend position sur ce qui est devenu l’affaire numéro un du pays. Le secrétaire au Trésor, William A. Richard, affirme dans une lettre ouverte publiée en première page du New York Times, le 25 mars 1873 :

«Les circonstances de l’affaire sont très sus­pectes et donnent à penser que le maître du navire, sa femme et son enfant, et peut-être le second, auraient été assassinés par l’équipage, rendu furieux sous l’effet de l’ivresse et qui aurait évidemment eu accès à l’alcool faisant partie de la cargaison.

»0n croit que l’équipage abandonna le bâti­ment entre le 25 novembre et le 5 décembre et qu’il périt en mer, à moins que, chose plus pro­bable, il se soit échappé à bord de quelque vaisseau en route pour l’Amérique du Nord ou du Sud, ou encore pour les îles des Indes occi­dentales.»

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Conan Doyle au secours des enquêteurs

En désespoir de cause, on fait appel au roman­cier Conan Doyle, le futur père de Sherlock Holmes, qui propose une solution.

Selon lui, le cuisinier, pris de folie soudaine, a empoisonné d’abord le capitaine Briggs, puis Mme et Melle Briggs et enfin, un à un, les membres de l’équipage, avant de se jeter à la mer.

L’hypothèse de Conan Doyle ne résiste pas à l’analyse : d’une part les marins se seraient méfiés après les premiers décès et d’autre part l’hypo­thèse n’explique ni la présence des rainures ni celle des taches.

Que s’est-il donc réellement passé à bord de la Mary Ce/este ? Après des investigations longues et ardues, les enquêteurs présentent enfin leurs conclusions. D’après eux, les membres de l’équi­page, devenus déments à la suite d’une intoxi­cation alimentaire, auraient assassiné le capitaine et sa famille avant de se jeter à l’eau. Mais là encore, comment expliquer les taches et la rainure?

Les curieuses révélations d’un médium américain

Un siècle plus tard, l’énigme de la Mary Ce/este exerce toujours une étrange fascination non seulement sur ceux que passionnent les drames de la mer, mais aussi sur les hermétistes et ésotéristes en tous genres.

Une association américaine de spirites et de voyants organisera, en 1969, à San Diego, en Californie, une séance au cours de laquelle un médium fait de curieuses révélations sur la fin tragique de la Mary Ce/este.

Voici, rapportée par la revue Point de Vue-Images du Monde (n° 1076) la déclaration faite par ce médium en état de transe:

«Je suis Mme Briggs, la femme du capitaine de la Mary Ce/este. Chaque jour, à bord, pour rompre la monotonie du voyage, je jouais du piano. Quand le brick eut dépassé les Açores, des phénomènes étranges commencèrent à se pro­duire; chaque fois que je jouais, une musique lointaine semblait répondre à la mienne.

»Cela venait de la mer, comme s’il existait un écho marin, comparable à celui qu’on entend parfois en montagne. Tout l’équipage l’entendit et se mit à scruter les flots avec une crainte visible. Certains hommes, pris de panique, me deman­dèrent de ne plus jouer.

»ll y eut même un début de mutinerie, que mon mari calma péniblement. Il avait beaucoup lu et pensait que notre zone de navigation devait être celle de l’ancienne Atlantide.

»Un jour, en scrutant les fonds, il vit s’animer une sorte de prairie flottante, recouverte de végé­taux ne semblant pas être des algues. Une autre fois, surexcité, il m’emmena sur le pont pour me montrer ce qui ressemblait à des ruines de maisons, à des colonnades brisées, en marbre. Je crus évidemment à un mirage.

«Dans la nuit qui suivit, des chocs insolites ébranlèrent la coque. L’aube se levait à peine que notre homme de vigie hurlait, tandis que le bateau s’immobilisait. Il était échoué sur une terre inconnue.

» Mon mari cria : «Voyez, c’est l’Atlantide mira­culeusement remontée des eaux!»

»Dans un élan d’exaltation, nous avons tous quitté le bord.

»La végétation était extraordinaire. Nous allions à la découverte en chantant et, tout à coup, alors que nous arrivions à proximité de ce qui semblait être un temple en ruine, le sol se déroba sous nos pieds, par un mouvement géologique inverse de celui qui avait fait surgir la terre de l’eau.

»La Mary Céleste, libérée, poursuivit aussitôt sa route, seule, vide. Nous avons tous péri dans la catastrophe.»

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Angoisse pour l’«Atalanta»

Huit ans après ces événements, en 1880, le maléfique triangle des Bermudes fait de nouvelles victimes.

En janvier, le vaisseau de la Royal Navy Atalanta appareille des Bermudes à destination de l’Angle­terre avec deux cent quatre-vingt-dix officiers et cadets de la marine. Les mois passent et le navire-école n’arrive toujours pas à Portsmouth. Le 13 avril 1880, le Times de Londres rend public le retard de VAtalanta :

«Soixante-douze jours se sont écoulés depuis que l’Atalanta, navire-école, a quitté les Bermudes pour revenir à Portsmouth. Il n’a pas donné de ses nouvelles depuis et l’on craint que des vents puissants ne l’aient avarié et détourné de sa course. Bien que l’Amirauté, il y a un certain temps, ait ordonné au Wye de se rendre aux Açores… pour rechercher le navire, leurs Seigneu­ries ont depuis jugé opportun de donner ordre à toute l’escadre de la Manche (cinq vaisseaux) de… croiser d’abord jusqu’aux Açores, puis vers Bantry Bay (Irlande), en vue de recueillir des renseignements sur le navire disparu. Les vais­seaux se déploieront à distance de signalisation les uns des autres, de manière à explorer une large étendue d’océan.»

L’inquiétude grandit, surtout dans les familles des marins. On redoute le pire et le Times se fait l’écho de cette angoisse:

«Bien que l’absence de renseignements favo­rise au plus haut point rumeurs et spéculations, le public fera bien de considérer un peu plus longtemps le navire comme simplement man­quant. S’il avait coulé pendant une tempête, brûlé, ou heurté un iceberg, comme on l’a prétendu, on peut aisément présumer qu’il ne serait pas disparu sans avoir laissé tout au moins quelques épaves flottantes, pour raconter à leur manière le désastre… L’hypothèse qui prévalait était la sui­vante: le bâtiment aurait été démâté, il aurait été entraîné impuissant loin de sa route et, par conséquent, en dehors du parcours des stea­mers…

»Les récifs de corail aux alentours des Ber­mudes présentent des dangers extraordinaires… jusqu’à plus de dix milles de la terre ferme à certains endroits… Ces récifs ferment les îles sur trois côtés… et rendent les arrivées et départs extrêmement périlleux. Si l’Atalanta s’était brisé sur cette côte… son épave n’aurait en aucune façon gagné le rivage; au contraire, elle aurait selon toute probabilité, dérivé vers le large, poussée vers l’est par le Gulf Stream.»

Qu’est devenu l’«Atalanta»?

Quatre jours plus tard, le 20 avril 1880, l’hypo­thèse d’une issue fatale pour l’Atalanta semble se confirmer selon le Times:

«La canonnière Avon, de la station navale du Chili, est arrivée au havre de Portsmouth hier. Les marins racontent qu’ils ont aperçu aux Açores 

d’immenses quantités d’épaves flottant ça et là…

La mer en était remplie. Il y avait une foule de navires démâtés dans le port de Payai et pendant les cinq jours que l’Avon a passé là, la mer y amenait continuellement des débris. Rien, cepen­dant, ne semblait indiquer qu’un navire eût coulé ou se fût brisé.

«…Quelques officiers de l’Avon ne tiennent pas pour impossible que l’Atalanta ait donné contre un iceberg, mais ils rejettent l’idée qu’il ait pu chavirer.»

Au début du mois de juin, on est toujours sans nouvelles de l’Atalanta. Malgré les multiples recherches entreprises par la marine anglaise, le navire-école demeure introuvable.

Pour les autorités maritimes, l’affaire est clas­sée le 10 juin 1880 :

«Le comptable général de la Marine a reçu de l’Amirauté des instructions à l’effet de mettre à jour les livres de l’Atalanta a la date du 4 de ce mois (juin). Le nom du navire-école sera immé­diatement rayé des listes de la Marine… Les veuves des officiers recevront les rentes spéciales auxquelles elles ont droit par suite du décès de leurs maris noyés alors qu’ils étaient en service. »

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La goélette sans nom

Le dernier bateau qui disparaît au XIXe siècle dans le triangle maudit des Bermudes est une goélette dont on ignore le nom et l’origine.

En août 1881, le commandant Baker, à bord de l’EIIen Austin, découvre à mi-chemin entre les Bahamas et les Bermudes, au beau milieu de l’Atlantique, à l’ouest des Açores, une goélette sans équipage et sans nom, venant apparemment du Honduras.

Une équipe de sauvetage est envoyée à bord et l’Ellen Austin, suivie de la goélette, prend la direction de Boston. Dans les jours qui suivent, une violente tempête s’élève et sépare les deux navires.

La mer redevenue calme, le commandant Baker retrouve l’étrange bâtiment et s’aperçoit, avec consternation, que les marins ont mystérieuse­ment disparu.

Perplexe, il y envoie un nouvel équipage. Hélas, les malheureux disparaîtront, eux aussi, à jamais, à la faveur d’un brouillard dense qui permit à la goélette de s’évanouir dans l’immensité liquide…

(1) : Sargasses vient du portugais sargaço qui signifie algues. 

(2) : Sortes de mollusques, ressemblant extérieurement à un ver et vivant dans les algues. Ils forent le bois des navires et le tout pourrit.

(3 ) Francisco de Bobadilla est le gouverneur d’Hispaniola, le premier grand établissement européen en Amérique, l’île qu’on appelle aujourd’hui Saint-Domingue, partagée entre Haïti et la République dominicaine. Il est l’ennemi juré de Colomb qu’il a déjà fait emprisonner.

(4) C’est en avril 1607 que la colonisation anglaise aux Amé­riques a commencé. Les trois bateaux commandés par le capitaine ChristopherNewport mouillent alors dans la baie de Chesapeake. Les colons s’installent à Jamestown, en Virginie, où ils bâtissent un fortpour se défendre contre les attaques éventuelles des Indiens —, une église, un magasin de fourni­tures générales et une foule de petites cabanes qui seront leurs demeures.

Dans les mois qui suivent, plusieurs bateaux partent d’Angleterre à destination de la Virginie. Le Sea Venture ef les huit navires qui s’élancent comme lui vers l’aventure améri­caine appartiennent à ce que l’on appelle «la première vague de colonisation» ou «thé first settlers».

Sources : « les extra-terrestres et les ovnis dans l’histoire » de Yves Naud

1780 General Gates – Le navire avait été déclaré inapte à naviguer en 1779, et vendu.
8 août 1800 USS Insurgent – Un navire de guerre français avec 36 canons et 340 membres d’équipage.
20 août 1800 USS Pickering – Disparu lors d’un voyage vers les West Indies. Le navire aurait traversé une tempête.
30 décembre 1812 Patriot – L’un des passagers était la fille de l’ancien vice-président Aaron Burr
Octobre 1814 USS Wasp – Disparu lors d’un voyage vers les caraïbes.
Janvier ou février 1815 USS Epervier – Disparu entre Alger pour Norfolk.
Le navire transportait un traité de paix pour mettre fin à la guerre de 1812. Sa disparition retarda la fin des hostilités.
Octobre 1824 USS Wildcat – Disparu après avoir quitté Cuba avec 31 membres d’équipage.
1824 Schooner Lynx – Disparu avec 40 membres d’équipage.
1824 Schooner USS Hornet – Disparu dans l’ouest Atlantique.
Mars 1840 Rosalie – Disparu dans la mer Sargasse.
1843 USS Grampus – Le navire a probablement sombré après avoir été touché par une violente rafale de vent.
4 décembre 1872 Mary Celeste – Retrouvé abandonné en mer à l’ouest des Açores
31 janvier 1880 HMS Atalanta – Disparu après avoir quitté le Bermudes pour un retour à sa base. Il y avait 290 membres d’équipage à bord.

Les navires disparus identifiés jusqu’au 19ème siècle.

Yves Herbo 04-2012

 

1. YvesH 05/04/2012

L’annonce « récente » de la découverte de pyramides en verre est un fake : cet article date en fait du 18-05-1991, je l’ai ajouté dans l’article en haut…

 

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