Archives de la catégorie ‘océanographie

Google Earth au service de l’océanographie.

Une magnifique structure, immense, camouflée à cinq kilomètres sous la surface de l’Atlantique, et qu’aucun phénomène géologique ne peut expliquer. De quoi alimenter de nombreux fantasmes… (Capture de Google Earth.)
Crédit : futura-sciences.com

Un article intéressant datant de l’année 2009.

Google Earth a-t-il permis de découvrir l’Atlantide ?

Publié par Jean-Luc Goudet – futura-sciences.com

Après les canaux de Mars, les sillons de l’océan… Google Earth, comme chacun peut le constater, montre quelque part au large des îles Canaries, une bien étrange formation de lignes perpendiculaires. Son emplacement correspond vaguement à celui de l’Atlantide, si l’on se fie à Platon. Accordons-nous quelques minutes de rêve et profitons de l’occasion pour mesurer combien nous connaissons bien mal l’océan.

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Mise à jour investigation oceanographique et oanis, le :23/07/2017 à :11h40.

Le chant des baleines à bosse cache-t-il un langage ?

Les baleines à bosse ont un chant structuré, propre à chaque région du monde où elles se reproduisent. Par ailleurs, leur chant évolue à mesure que la baleine vieillit. © NOAA

Les baleines à bosse ont un chant structuré, propre à chaque région du monde où elles se reproduisent. Par ailleurs, leur chant évolue à mesure que la baleine vieillit. © NOAA

Article source: .futura-sciences.com/

FuturaSciences

Une baleine à bosse chante durant des heures, qui peuvent se transformer en jours. Seuls les mâles chantent et élaborent un thème très structuré. Que cachent ces sons parfaitement harmonieux ?

Lors de la saison de reproduction, les baleines à bosse présentent deux caractéristiques tout à fait surprenantes. Les mâles paradent, ils sautent jusqu’à cinq mètres de hauteur pour impressionner la femelle et frappent l’eau avec leurs grandes nageoires pectorales. Puis, par moment, ils se mettent à chanter. Ils sont les seuls, la femelle reste silencieuse. La mélodie dure en général 30 à 40 minutes, mais peut parfois se répéter des heures, voire des jours. Parce que ces baleines ne chantent que durant la saison d’accouplement, les biologistes supposent qu’il s’agit d’un langage de séduction, mais il n’existe à ce jour aucune certitude malgré le grand nombre de recherches scientifiques à ce sujet.

Ces baleines à bosse chantent au large de l’est de la côte australienne. © Oceania iWhales, YouTube

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Le chant des baleines à bosse est hiérarchisé

Le chant a une structure bien définie, qui pousse à parler de langage. Les mâles chantent et disposent de neuf unités sonores. L’unité de base est un son continu, dont la fréquence est comprise entre 10 et 20 Hz. Le cétacé est capable de moduler la fréquence et l’amplitude de cette note et peut ainsi générer des suites de quatre à six unités sonores, qui peuvent durer une dizaine de secondes. Les biologistes attribuent à ces suites la distinction de sous-phrase, plusieurs sous-phrases constituant une phrase complète, que la baleine répète durant plusieurs minutes.

Cette phrase répétée décrit un thème, et une suite de thèmes définit le chant. La hiérarchie dessons émis par la baleine pousse certains à parler de structuration linguistique, mais le sujet est toujours vivement débattu, en raison du manque de données in situ permettant une meilleure interprétation du langage des baleines.

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Mise à jour investigation oceanographique et oanisle : 02/06/2014 à : 21h40.

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Expérience insolite : 31 jours sur le fond de l’océan

crédit: sciencesetavenir.fr

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sciencesetavenir.fr

Article sourcesciencesetavenir.fr

Le petit fils de Jacques-Yves Cousteau va tenter l’expérience avec une équipe d’océanologues.

IMMERSION. L’explorateur français Fabien Cousteau va tenter de perpétuer les exploits de son célébrissime grand-père Jacques-Yves Cousteau en plongeant pour 31 jours dans les profondeurs des eaux de Floride à des fins scientifiques.

« C’est symbolique pour moi parce que mon grand-père a passé, avec son équipe, 30 jours sous les eaux de la mer Rouge il y a 50 ans de cela », a expliqué samedi l’océanographe dans un entretien à l’AFP depuis Islamorada, une île à l’extrême sud de la Floride (sud-est des Etats-Unis).

Le point rouge matérialise Islamorada où à lieu l'expérience.  crédit:sciencesetavenir.fr

Le point rouge matérialise Islamorada où à lieu l’expérience.
crédit:sciencesetavenir.fr

Cousteau et son équipe séjourneront dans le laboratoire sous-marin Aquarius, situé à 20 mètres de profondeur au large de Key Largo, l’une des îles de l’archipel des Keys au sud de Miami. Ce projet scientifique vise à étudier l’impact du changement climatique et de la pollution des eaux, ainsi que tester l’effet psychologique de la vie dans les profondeurs marines.

Vidéo youtube

 

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Présentation de la mission aquarius. 

 Par rapport à l’exploit de son illustre grand-père, Fabien Cousteau a ajouté un jour à son expédition, pour arriver à 31 jours, afin de « faire honneur » à Jacques-Yves Cousteau « et à tous les +aquanautes+ avant lui qui ont fait un travail formidable« .

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Barre cora

Mise à jour investigation oceanographique et oanis, le : 02/06/2014 à : 20h20.

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Publié 2 juin 2014 par Sylv1 dans océanographie

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Une évolution sans pareil

Source : Agence Science-Presse,  le 29 mai 2014, 15h14
Ctenophore from Tasmanian waters with refracted rainbow colors Crédit Photo  Lisa Gershwin Source PhycoKey

Ctenophore des eaux de  Tasmanie  avec des couleurs arc-en-ciel réfractées
Crédit Photo Lisa Gershwin
Source PhycoKey

 

 

C’est comme de trouver un extraterrestre dans le Pacifique: le génome d’une étrange bestiole marine, qui ressemble à une méduse, mais est cousine du plancton, révèle un système nerveux différent de toutes les espèces vivantes.

L’allusion aux extraterrestres est venue du chercheur lui-même, le neurologue de l’Université de Floride Leonid Moroz: «Ce sont des extraterrestres (aliens) venus sur Terre», a-t-il déclaré à la blague. La bestiole en question est un cténophore, un organisme marin transparent —et néanmoins carnivore— présent dans tous les océans et qui compte environ 150 espèces.

À l’instar des éponges, qui n’ont pas de système nerveux à proprement parler, mais possèdent les mêmes gènes pour détecter la lumière ou se mouvoir, on imaginait que les ancêtres des cténophores avaient commencé sur la même voie que nous —un embryon de système nerveux, il y a 500 millions d’années— avant de prendre un autre chemin. Mais le génome de l’un d’eux, publié le 21 mai dans Nature, révèle plutôt un système nerveux qui, jadis, a fait ses premiers pas d’une façon complètement indépendante de tous les autres êtres vivants.

Source Agence Science Presse Ca

Vidéo Source Youtube :

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Mise à jour Investigation Océanographique et OANIS le 30-5-2014 a 13:47

Publié 30 Mai 2014 par Era dans biodiversité marine, océanographie

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Le mystère du son sous-marin élucidé

Reuters

Un mystérieux son, proche de celui du canard, a été enregistré dans l’océan, près de l’Antarctique, il y a plusieurs décennies. Depuis, il n’a cessé de déconcerté les scientifiques jusqu’à ce que ces derniers découvrent enfin sa source… la baleine de Minke

Un étrange bruit de canard, surnommé « bio-duck », qui apparait en hiver et au printemps dans les océans les plus au sud. C’est le phénomène qui laisse les scientifiques bouche-bée depuis plus de 50 ans. Mais l’ignorance vient de prendre fin avec la découverte de l’origine de ce son inattendu.

Les enregistrements acoustiques ont permis de déterminer que ce cri de canard fait, en réalité, partie des conversations sous-marines de la baleine de Minke.

50 ans d’ignorance

Des équipes de chercheurs ont entendu, pour la première fois, ce couac océanique dans les années 60. Il est constitué d’une série de pulsations répétitives à basse fréquence. « Au début, personne ne savait vraiment ce que c’était », précise Denise Risch, biologiste marin pour le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Parce-que le son était si répétitif, les scientifiques ont d’abord pensé que son origine était humaine, provenant peut-être des sous-marins. Au bout d’un certain temps, ils ont estimé qu’un poisson produisait ce « bio-duck ». « Mais, le son semblait bien trop fort pour cela« , ajoute Denise Risch à LiveScience.

Enregistré dans les eaux de l’Antarctique et près de l’ouest de l’Australie, ce son est en réalité produit par la baleine de Minke, ou petit rorqual de l’Antarctique. En effet, en 2013, des enregistreurs acoustiques ont été placés sur deux spécimens de cette espèce. « Le son provenait soit de l’animal portant l’appareil, soit d’un individu de la même espèce très proche », explique la scientifique, reprise par la BBC.

Quelle signification ?

Les sons bio-duck prennent la forme de séries, espacées de 3,1 secondes. Le bruit est saisonnier puisqu’il a été enregistré en hiver et au printemps à l’est de la Mer de Weddell et au large de l’Australie de l’Ouest, explique l’étude parue dans la revue Biology Letters.

En 2013, afin d’étudier le comportement des baleines de Minke et de suivre leurs déplacements, l’équipe de Denise Risch a marqué deux spécimens. La chercheuse a ensuite analysé les sons enregistrés pour y découvrir le fameux « bio-duck ». « Ce dernier est irrévocablement attribué à la baleine de Minke », précise-t-elle dans l’étude. Toutefois, les scientifiques ignorent toujours ce que ces sons signifient dans le langage des baleines.

Il est possible que les mammifères les utilisent pour l’accouplement ou la navigation. Ils ne savent pas, non plus, si les sons ne sont produits que par les mâles ou si les femelles partagent aussi leur conversation. Néanmoins, l’équipe de Denise Risch a remarqué que les sons étaient produits près de la surface, juste avant que les cétacés plongent profondément pour se nourrir.

Migration et surveillance

En identifiant la source de ce bruit, les scientifiques pourront désormais suivre les déplacements et le comportement des baleines de Minke, peu connues des chercheurs.

  « Identifier ces sons nous permettra d’utiliser un système de surveillance acoustique passif pour étudier cette espèce« , s’enthousiasme Denise Risch. « Cela peut nous donner le timing exact de leur migration, le moment où elles quittent les eaux de l’Antarctique et celui où elles y réapparaissent. Nous pourront étudier les schémas migratoires et leur population« , ajoute-elle.

L’équipe de chercheurs devraient étudier cette espèce depuis PALAOA, la station d’enregistrement permanent de l’Institut Alfred Wegener, située en Antarctique. Ils ont déjà pu déterminer que les baleines ont été entendues à la fois près de l’Antarctique et de l’ouest de l’Australie.

Cela signifie notamment que certains individus passent l’année en Antarctique, tandis que d’autres migrent vers des latitudes plus basses, comme les autres espèces de baleines. 
(Source : Maxi Sciences)

viaLe mystère du son sous-marin élucidé (vidéo).

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Mise à jour investigation oceanographique et oanis, le: 25/04/2014 à : 10h20.

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Les scientifiques russes ont trouvé un monstre au fond de l’Arctique

© Flickr.com/Ricky Romero

© Flickr.com/Ricky Romero

Article source: french.ruvr.ru/

Par La Voix de la Russie | Les scientifiques de Vladivostok ont trouvé une créature énorme inconnue dans les eaux de l’Arctique à une profondeur d’environ 1,5 km.

Ce monstre a été enregistré par les capteurs de l’appareil Clavecin. Initialement, on pensait que l’appareil trouve un troupeau de très petits organismes, mais plus tard, on a compris qu’il s’agit d’une créature unique, mais d’une taille énorme.

Puis tard, une chose étrange s’est passé, tout à coup, ce monstre a attaqué la machine et a commencé à la mettre en mouvement, indique le docteur-ingénieur Leonid Naoumov.

Lorsque l’engin Clavecin était soulevé, des fosses et des griffures ont été visibles sur sa surface. Les scientifiques ont demandé l’aide des experts de la biologie des océans, mais ils ont été incapables de classer la créature.

Source:la voix de la russie

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Mise à jour Investigation Océanographique et Oanis, le :17/02/2014 à : 21h45.

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Y a-t-il un océan sous nos pieds ?

Par Julie Aram | jeudi 30 janvier 2014 sur Le Journal de la Science 

Les failles qui traversent le plancher océanique seraient capables de faire transiter l'eau des océans vers les profondeurs de la Terre dans des quantités plus importantes que ce qui était supposé jusqu'ici. Crédits : © Tong et al. 2012, Solid Earth

Les failles qui traversent le plancher océanique seraient capables de faire transiter l’eau des océans vers les profondeurs de la Terre dans des quantités plus importantes que ce qui était supposé jusqu’ici. Crédits : © Tong et al. 2012, Solid Earth

Les failles qui traversent le plancher océanique seraient capables de faire transiter l’eau des océans vers les profondeurs de la Terre dans des quantités plus importantes que ce qui était supposé jusqu’ici.

De grandes quantités d’eau seraient-elles stockées dans les profondeurs de la Terre ? C’est en tout cas la conviction d’une équipe de sismologues britanniques de l’Université de Liverpool. Une thèse qui s’appuie sur des mesures effectuées par leurs soins dans le sous-sol océanique, dont les résultats ont été publiés le 10 janvier 2014 dans la revue Geology.

Selon ces travaux, les failles qui traversent les plaques océaniques seraient capables de transporter de très grandes quantités d’eau en direction du manteau terrestre supérieur (situé sous la croûte terrestre, le manteau terrestre supérieur débute à quelques 35 km de profondeur sous la surface de la Terre). Certes, il est connu depuis longtemps que les failles situées dans les plaques océaniques sont capables de faire transiter l’eau des océans vers la partie supérieure du manteau terrestre. Mais d’après ces scientifiques britanniques, les quantités d’eau concernées seraient beaucoup plus importantes que ce qui était supposé jusqu’ici.

Pour parvenir à ce résultat, les géologues britanniques ont effectué des mesures au nord des côtes japonaises, là où la plaque Pacifique plonge sous la plaque Okhotsk (voir schéma ci-dessus) dans le cadre d’un phénomène dit de « subduction » (il y a subduction lorsque une plaque tectonique chevauche une autre plaque, cette dernière plongeant alors vers les profondeurs terrestres). À cause de ce phénomène de subduction, des séismes se produisent fréquemment sous le plancher océanique de cette zone.

En analysant précisément les caractéristiques des ondes sismiques produites par ces séismes, les géologues britanniques sont arrivés à la conclusion que les failles situées à cet endroit, qui s’enfoncent jusqu’à 150 km sous la surface de la Terre, sont capables de transporter  des quantités d’eau beaucoup plus importantes que prévu vers les profondeurs terrestres.

Pour donner une idée plus précise de l’ampleur du phénomène, les géologues britanniques expliquent que les failles qui sont situées dans la fosse océanique d’Izu-Bonin (une fosse océanique est une dépression sous-marine profonde), laquelle fosse est située au sud des côtes japonaises, et dans la fosse des Kouriles (située à l’ouest des côtes japonaises) seraient capables à elles seules de faire transiter en direction du manteau terrestre une quantité d’eau 3.5 fois plus importante que tous les océans actuels réunis, et ce sur une période de quelques 4,5 milliards d’années (soit l’âge de la Terre).

Source 

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Mise à jour Investigation Océanographique et OANIS le 1er février 2014 à 18 h 00

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Quand la Terre perdra-t-elle ses océans ?

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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On sait que sous l’effet de la luminosité croissante du Soleil, la température va progressivement augmenter à la surface de la Terre et des océans, ce qui va notamment entraîner l’évaporation complète des océans.

En effet, la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère augmente avec la température des océans et la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre qui participe au réchauffement de la surface de la Terre. Ce processus va donc amorcer et amplifier une boucle de rétroaction positive qui finira par faire bouillir les océans et faire disparaître l’eau liquide en surface.

Mais il restait à savoir à quel moment aurait lieu cette évaporation finale des océans ? Une équipe du Laboratoire de météorologie dynamique, associant notamment des chercheurs du CNRS, de l’ENS et de l’école polytechnique, a conçu un modèle climatique tridimensionnel permettant de simuler ce phénomène.

Grâce à ce modèle très complexe, les chercheurs ont pu calculer que ce basculement devrait se produire lorsque le flux solaire moyen atteindra environ 375 W/m2 pour une température de surface de près de 70°C (le flux actuel étant de 341 W/m2), soit dans environ un milliard d’années. Ce résultat repousse de plusieurs centaines de millions d’années l’échéance précédemment calculée concernant cette évaporation complète des océans.

Source 

Nature

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Mise à Jour par Era pour Investigation Océanographique et OANIS le 09/01/2014 à 18/45

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L’habitat subaquatique

ocLe but de tout plongeur passionné est de demeurer le plus longtemps possible sous l’eau. En quarante ans, technologie et connaissance de la plongée ont fortement évolué. Depuis la simple cloche jusqu’à l’habitat subaquatique, parcourons cette fabuleuse histoire qui nous mène aux portes d’une nouvelle colonisation.

Prouesses scientifiques

3 procédés différents

On observe, grosso modo, trois types d’habitat subaquatique :

  1. Ceux qui fonctionnent sur le principe de la cloche : ils permettent d’accéder à la mer par une ouverture directe.
  2. Ceux qui sont hermétiques et pressurisés comme des caissons hyperbares et permettent à des plongeurs de vivre en profondeur. Il faut passer par un sas étanche pour accéder à la mer.
  3. Ceux qui sont directement reliés à la surface. Certaines structures, flottantes ou reliées à la terre, s’enfoncent sous la mer, permettant ainsi une vision sous-marine au grand public. Pour des raisons évidentes ce dernier cas de figure sera le plus courant.

L’habitat subaquatique, une histoire de cloche

Le premier moyen qui vient à l’esprit est celui de la cloche : si l’on immerge un verre retourné bien droit, il garde une poche d’air sous pression, procurant ainsi un abri potentiel.

C’est sur ce principe que se sont construits les premiers habitats sous-marins tels que le projet Diogène de Cousteau et Alinat : en 1962, deux plongeurs vivent une semaine par moins dix mètres dans ces cylindres directement ouverts sur la mer. L’idée séduit : d’autres « maisons » sont ainsi construites en divers points du globe et le succès de ces habitats amène Cousteau à développer son projet en 1963 pour installer une véritable petite colonie en Mer Rouge : Précontinent II, composé d’une grande maison en forme d’étoile de mer, d’un hangar, un aquarium, un garage pour la soucoupe plongeante pilotée par Falco « L’Homme triton ». Derrière les baies vitrées, on voit les océanautes bavarder, jouer aux échecs ou écouter de la musique en contemplant le monde sous-marin. Ils ont même emmené avec eux Claude, leur perroquet, qui doit être le premier oiseau à avoir vécu un mois par dix mètres de fond !

Précontinent II Cousteau

Au cours des années 1960-1970, des habitats sous-marins divers et variés vont voir le jour : Sealab (Bermudes, USA), Opération Spid (Bahamas, USA), Précontinent III (Cap-Ferrat, France), Glaucus (Bournemouth, Grande-Bretagne), Chernomor (URSS), Meduza (Pologne), Hydrolab (Floride, USA), Tektite (Îles Vierges, USA), Aegir (Hawaii, USA), La Chalupa (Porto Rico, USA), Helgoland (Baltique, Allemagne), Neritica (Mer Rouge, Israël), Robinsud (Ustica, Italie), Galathée (Le Frioul, France), etc.

Les débuts de l’habitat subaquatique

L’hôtellerie sous-marine

L’idée d’un hôtel sous-marin apparaît dès 1964, sur le stand de la General Motors, lors de l’exposition mondiale de New York. C’est Jules’ Habitat, en référence au visionnaire Jules Verne, un petit hôtel sous-marin pour quatre couples, immergé à 9 mètres dans les « Keys » en Floride ; prix de la nuit : 200 $. Mariages, lunes de miel, artistes, plongeurs, curieux, le succès de ces séjours originaux a été grandissant et l’on ne compte plus, aujourd’hui, les projets d’hôtels ou de condominiums en milieu marin, immergés ou semi-immergés.

Ce premier hôtel quelque peu rustique existe toujours, il a été converti en laboratoire de recherche à Key Largo, il s’appelle Jules’ Underwater lodge et n’est qu’un modeste abri pour les plongeurs avec deux petites chambres et un living.

On est loin du luxe extraordinaire prévu pour le premier hôtel subaquatique du monde à Dubaï. Ce projet ambitieux en cours de construction devrait voir le jour d’ici peu sous l’impulsion de l’architecte allemand Joachim Hauser, qui y voit le premier d’une longue lignée. Hydropolis, projet de 550 millions de dollars, offre 220 suites luxueuses sous la mer, boutiques, restaurants, avec auditorium et salle de bal sous des dômes transparents par 20 mètres de fond. On y accède par un tunnel depuis la rive.

Les restaurants sous-marins

Cette tendance à coloniser la mer avec le tourisme d’élite est démontrée par l’existence de restaurants subaquatiques tels que Ithaa ou le Red Sea Star ou encore les superbes spas et centres de remise en forme sous-marins de Huvafen Fushi aux Maldives. À l’autre extrême, certains bricolent de charmantes petites chambres d’hôte sous-marines, comme le fameux Utter Inn, offrant un ingénieux logement flottant à 6 m sous la surface d’un lac suédois.

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La colonisation océanique

Modules, plateformes, villes

La notion d’habitat subaquatique fait elle aussi son chemin. Les très sérieux constructeurs de sous-marins U.S. Submarines proposent toutes sortes d’habitats (chambres, résidences) fonctionnels, tandis que des designers réfléchissent à ce nouvel environnement, comme Garie Sim imaginant le design d’appartements subaquatiques très « cosy » qui doivent voir le jour dès 2030.

L’architecte italien Giancarlo Zema a, quant à lui, imaginé et dessiné trois types d’habitats : le Jelly Fish 45, demeure flottante genre soucoupe à étages pour 6 personnes, avec la coque immergée offrant une vision sous-marine. Le Trilobis 65 est une soucoupe semi-immergée pour 6 personnes, avec bulbe d’observation sous-marine à moins trois mètres. Il peut servir de module à la création d’un lagon ou d’une île artificielle, lorsque plusieurs modèles s’assemblent pour former un cercle. Le tout étant bien sûr autonome au niveau énergie et sans impact écologique négatif. Neptus 60 est composé de trois plateformes, la plus haute située à 20 m de haut et la plus basse étant un globe d’observation sous-marin entièrement immergé. Le tout est adossé à une falaise.

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La surpopulation pousse vers une nouvelle colonisation

Mais au-delà des palaces sous-marins, une autre tendance consiste à vouloir trouver en mer un nouvel espace vital, quand ce n’est pas un Eldorado immobilier permettant de construire des habitats individuels, des résidences, des villes marines, aquatiques et partiellement sous-marines. Des plans futuristes sont dessinés, des villes flottantes, semi-immergées, sont imaginées par des rêveurs ou des visionnaires tels Jacques Rougerie en France, ou Jacques Fresco et Roxanne Meadows aux États-Unis, avec leurs spectaculaires « Villes dans la mer » comprenant des Universités océanographiques, des fermes marines, des chantiers d’exploitation minière, etc. Ils pensent pouvoir y faire vivre des millions d’habitants, en utilisant les ressources de l’océan sans nuire à son écologie.

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Une île flottante en dessert !

Jean-Philippe Zoppini, a lui aussi dessiné des villes sur l’eau, OceanopolisFontvielle II, mais il s’est mis en tête de construire une île flottante pour milliardaires, une cité itinérante posée sur une coque géante, capable de se déplacer avec son port intérieur et ses plages privées. L’île, Ocean Island, décrétée faisable par les chantiers Alstom, ne coûterait « que » trois fois le prix du paquebot Queen Mary… Longue de 400 m, elle abriterait 10 000 occupants. Zoppini espère finaliser ce projet de deux milliards d’euros. Il ne fait donc aucun doute que nous nous trouvons au grand tournant. Les habitats sous-marins sont déjà une réalité. Aujourd’hui nous les regardons avec une curiosité amusée de touristes, demain ils feront peut-être partie de notre réalité.

(Source : 123 Océan)

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viaL’habitat subaquatique.

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Publié 30 septembre 2013 par Sylv1 dans documents et articles divers, océanographie

Socotra, le ‘monde perdu’ aux plantes vieilles de 20 millions d’années

le dragonnier de Socotra ou l'arbre à sang de dragon est l'arbre le plus populaire de Socotra

le dragonnier de Socotra ou l’arbre à sang de dragon est l’arbre le plus populaire de Socotra

Ces images semblent provenir directement d’un film de science-fiction… Ce n’est pourtant pas le cas. L’île de Socotra, dans l’Océan Indien recense plus de 800 espèces de la faune et de la flore. Certaines, endémiques de l’île, évoluent même sur le terrain depuis plus de 20 millions d’années.

Source Vidéo : Youtube

 

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Vous avez l’impression d’avoir fait un bond dans Jurassic Park ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls. Les paysages de l’île de Socotra semblent sortis tout droit de l’imagination. Pourtant, ce « monde perdu » est bien réel. Situé au large des côtes de l’Afrique et dépendant du Yémen, il s’est séparé du continent il y a 6 à 7 millions d’années. Un événement qui a poussé plantes et animaux à s’adapter à un climat plutôt hostile, à première vue. Actuellement, seuls les Galapagos, Hawaii et la Nouvelle-Calédonie possèdent plus d’espèces endémiques que Socotra. La cousine des Galapagos L’île de Socotra est connue pour son incroyable diversité en matière de faune et de flore. À l’instar des îles Galapagos, elle abrite plus de 800 espèces rares. Plus d’un tiers d’entre elles sont d’ailleurs endémiques de l’île et ne se retrouvent nulle part ailleurs dans le monde. Flottant à 250 km de la Somalie et 340 km du Yémen, Socotra possède un environnement unique et plutôt rugueux avec des plages sableuses, des grottes en calcaire ou encore des montagnes escarpées. La forme particulière des plantes est due notamment au climat très chaud et sec. En effet, l’île possède un climat désertique tropical et semi-désertique avec une température moyenne de 25 degrés et très peu de pluies. Curieusement, Socotra est un nom sanskrit qui signifie « île de la béatitude ». Est-ce les plages de sable blanc ? L’isolation et le calme ou l’étrange diversité botanique qui a motivé une telle appellation ? Toujours est-il que l’isolation géologique de l’île a permis la préservation d’espèces vieilles de millions d’années. Et avec ses 125 km de long sur 45 km de large, Socotra est la plus grosse île du Moyen-Orient. C’est aussi une terre de contrastes avec un climat aride mais une vie sauvage fourmillante. Des plantes millénaires et étranges La flore de ce territoire est particulièrement étonnante. Selon les scientifiques, les plantes de l’île auraient évolué de manière à s’adapter totalement au climat. Ainsi, certains végétaux ont pu être conservés et sont vieux de plus de 20 millions d’années, explique le site Bin’s Corner. L’arbre au sang du dragon (dragonnier de Socotra) est connu pour sa forme atypique qui lui donne un air de champignon, mais également pour sa résine. Baptisée simplement « sang du dragon », elle est considérée comme une substance curative. La rose du désert, elle, ressemble plutôt à un éléphant en fleurs. Apparemment, elle n’a pas besoin de sol pour pousser puisqu’elle enfonce ses racines directement dans la roche. Très rare dans le monde, mais particulièrement répandu sur l’île de Socotra : l’arbre Concombre. Et oui, ce dernier est bien un cousin du légume qui est dans votre frigo. L’île est également un paradis pour les oiseaux, avec plus de 140 espèces représentées, dont 10 endémiques de l’île. Néanmoins, un grand nombre d’entre elles sont menacées d’extinction suite à l’introduction de chats sauvages non natifs de la région. Plus intéressant, l’île possède de nombreux reptiles (90 espèces parmi lesquelles lézard sans patte et une espèce de caméléon) mais seul un mammifère s’y est développé : la chauve-souris. Les amphibiens eux, n’ont pas eu cette chance puisque aucun n’est natif de l’île. Du côté des récifs coralliens, on compte également de nombreuses espèces endémiques, montrant une riche diversité. Du tourisme oui mais écolo À noter que si vous décidez d’aller y faire un tour, ne comptez pas sur les hôtels et restaurants car Socotra mérite bien son nom de ‘monde perdu’. Malgré ses 40.000 habitants, les premières routes n’ont vu le jour qu’il y a deux ans, après que l’île a été inscrit en 2008 sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. De plus, seul l’éco-tourisme est autorisé pour préserver ce petit paradis aussi étrange que merveilleux.

Source Articlemaxisciences-recrute-un-redacteur-high-tech_29527_w250

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Mise à jour Era pour investigation océanographique et oanis, le : 29/09/2013 à : 10h45.

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