Archives de la catégorie ‘océanographie

L’étonnante histoire des dauphins qui offrent des cadeaux aux Hommes !

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C’est en Australie que 12 dauphins ont partagé leur meilleure récolte de thons, poulpes et autres poissons fins avec des Hommes. Il s’agit-là d’un acte de partage très rare entre deux espèces.

À Tangalooma, une station balnéaire de l’île Moreton, en Australie, des dauphins sauvages donnent de la nourriture aux humains. En effet, depuis 1998, des Hommes se voient offrir des anguilles, du thon, un calamar, un poulpe et différents types de poissons. Certains de ces cadeaux ont pourtant une grande valeur aux yeux des dauphins. Ce sont les dauphins Tursiops, les plus étudiés des cétacés, qui sont à l’origine de ces cadeaux hors du commun.

Finalement, bien que ces animaux soient connus, on ignore encore beaucoup de choses sur leur biologie et leur écologie. C’est la raison pour laquelle, depuis 1992, un programme de recherche a été mis en place à Tangalooma : le Tangalooma Wild Dolphin Provisioning Program. Grâce à celui-ci les chercheurs suivent un groupe d’une douzaine de Tursiops et les nourrissent chaque soir à la nuit tombée.

C’est ainsi qu’en 1998, pour la première fois, Fred, un dauphin mâle, rapporta une murène morte à l’un des membres du programme. Depuis, 22 autres événements de ce type se sont produits. Un article paru dans le journal Anthrozoös décrit cet étonnant comportement des dauphins.

Jeu ou partage ?

En effet, le geste de partage entre espèces est assez rare et donc peu documenté. Le seul cas bien connu d’échange entre l’animal et l’Homme est celui du chat qui amène la proie qu’il vient d’attraper à son maître. Néanmoins, quelques autres cas exceptionnels sont rapportés. Ainsi, Flip Nicklin, un photographe du National Geographic, avait raconté comment, au cours d’une mission de plongée à Hawaï, il s’était vu offrir un mahi-mahi par une fausse orque (Pseudorca).

Le photographe avait accepté le présent, puis l’avait rendu à l’animal, qui s’en était allé avec.
Difficile aujourd’hui de savoir ce qui pousse ces cétacés à offrir des cadeaux si précieux à leurs yeux à l’Homme. D’autant que les dauphins de l’île Moreton sont d’âges et de sexes différents. Les scientifiques ne sont pas sûrs de leurs motivations. Il peut s’agir de montrer une volonté de jeu, d’un simple désir de partage de la nourriture ou encore l’expression de la croyance que l’autre est un chasseur incompétent. La thèse du jeu est toutefois privilégiée.

Source :maxisciences-recrute-un-redacteur-high-tech_29527_w250

La vie est-elle apparue dans les fumeurs noirs ?

Un fumeur noir, The Brothers, situé au large de la Nouvelle-Zélande et observé en 2007 par le robot américain Quest 7. La vie abonde autour de ces sources thermales, malgré l’absence de lumière. © NOAA

Un fumeur noir, The Brothers, situé au large de la Nouvelle-Zélande et observé en 2007 par le robot américain Quest 7. La vie abonde autour de ces sources thermales, malgré l’absence de lumière. © NOAA

 

oanis

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Edito:

 sylv1 adm:

La face cachée de l’iceberg

26/12/2012, 20h50:

Si certaines personnes se demandent encore pourquoi j’ ai inclus le milieu marin dans mes recherches ufologiques, mieux encore , concernant l’éventualité d’une vie ailleurs que sur Terre sachant que je  ne suis pas scientifique, la collecte d’informations fiables recueillies dans cette filière via ce genre d’article ci dessous, apporte de l’eau à mon moulin.

Toutes ces données qui se confirment de fil en aiguille, déboucheront , j’en suis convaincu à des recherches réorientées côté missions spatiales à caractère biochimique et biologique…

Sans être scientifique ou professionnel, cette collecte spécifique suffit à mon sens à ouvrir les yeux des plus sceptiques sur des thèmes rationnels, ainsi par la suite , nous pourrons les amener à accepter l’existence possible des O.V.N.I. s , pouvant être d’origine extraterrestre. C’est dans cet ordre et  par  cette méthode que je m’inscris pour divulguer le possible !

Connaître son environnement pour mieux appréhender ce qui se trame à l’extérieur.

barre dorée
Le 26 décembre 2012 à 18h12
Par Delphine Bossy, Futura-Sciences

FuturaSciences

La vie est apparue dans les océans, mais comment ? Une nouvelle étude suggère qu’elle aurait émergé des cheminées hydrothermales en profondeur, ces mystérieux fumeurs noirs, d’où elle se serait ensuite échappée

Les profondeurs des océans cachent bien des mystères. Il se pourrait même que ce qui se passe à plus de 4.000 m de profondeur soit à l’origine de la vie ! À proximité des dorsales océaniques, sous l’effet de la tectonique des plaques, se forment des sources hydrothermales, souvent nommées fumeurs. Ce sont des sortes de cheminées qui éjectent un fluide très chaud, porté à plus de 350 °C. Deux types de fumeurs existent, les noirs et les blancs : une distinction due à la nature du fluide qu’ils éjectent. Un fumeur noir émet un fluide sulfureux, ferreux et riche en manganèse. À une telle profondeur, il n’y a pas de lumière, donc pas de photosynthèse. Pourtant, en 1977, le submersible américain Alvin découvrait que la vie abonde autour de ces fumerolles.

Cette découverte avait à l’époque profondément chamboulé les connaissances de la biologie. Il était alors difficile d’envisager que la vie macroscopique puisse se développer sans lumière. Depuis, la recherche a avancé et ces fumeurs sont désormais au centre des recherches sur l’origine de la vie. De la roche, de l’eau, un fluide basique (d’un pH supérieur à 7) et riche en hydrogène : c’est une excellente recette pour que la vie puisse apparaître, d’après quelques laboratoires de recherche. Nick Lanede l’University College London (Londres, Royaume-Uni) et William F. Martinde l’université de Düsseldorf (Allemagne) avancent que les premières cellules vivantes sont apparues autour des fumerolles et se sont échappées par la suite pour se développer dans le reste de l’océan.

L’étude, publiée dans le journal Cell, se base sur l’analyse de bactéries et d’archées qui vivent dans des conditions extrêmes. « Leur biochimie semble émerger des conditions de vie au niveau des fumeurs », explique Nick Lane. Les deux chercheurs pensent que la vie est apparue grâce aux pompes ioniques des cellules, des protéines qui régulent le flux d’ions à travers la membrane de la cellule.

Un mécanisme naturel de variation ionique

L’énergie dont a besoin un organisme pour vivre est issue de l’adénosine-5′-triphosphate (ATP). Cette molécule centrale du métabolisme cellulaire représente un vecteur d’énergie. Pour la produire et la stocker, il existe dans les cellules une enzyme, l’ATP synthase, que l’on trouve chez les bactéries, les archées, ainsi que dans les mitochondries des cellules d’eucaryotes et des chloroplastes des végétaux. Elle catalyse la synthèse d’ATP en se servant de l’énergie tirée de la différence de concentration d’ions de part et d’autre d’une membrane. Mais pour qu’il y ait un flux, il faut qu’il y ait un gradient, une différence de concentration, entre le milieu extérieur et la cellule. La présence d’un gradient de concentration nécessite des protéines capables de pomper activement les ions dans la cellule, faute de quoi l’équilibre ionique entre le milieu extérieur et l’intérieur de la cellule serait vite atteint.

Nick Lane et Bill Martin pensent que lorsque l’eau à pH basique à proximité des cheminées entre en contact avec l’eau plus acide de l’océan, une variation naturelle de la concentration en protons se produit. Sur les parois des fumeurs, on trouve de fines couches minérales poreuses riches ensulfures de fer et aux propriétés catalytiques. Cette multitude de cavités microscopiques fournirait de bonnes conditions pour convertir du dioxyde de carbone et de l’hydrogène en molécules organiques. Ces dernières peuvent réagir entre elles pour former des molécules clés de la vie, comme lesnucléotides ou les acides aminés. Les cavités favoriseraient des variations du taux de protons et concentreraient les molécules organiques simples, permettant ainsi la synthèse de structures organiques plus complexes.

Ces protocellules, minérales, auraient donc abrité les premiers signes de vie sur Terre. Elles auraient conduit à la mise en place des réactions biochimiques de base exploitant un gradient de concentration ionique pour la formation de l’ATP. Ce mécanisme aurait ensuite pu fonctionner de part et d’autre d’une membrane, ces protocellules pouvant alors se passer des fumeurs. Les bactéries et les archées vivant en conditions extrêmes utilisent justement des protéines qui contiennent du sulfure de fer pour convertir l’hydrogène et le dioxyde de carbone en molécules organiques.

Deux tiers des espèces marines restent encore à découvrir dans les océans

Depuis une dizaine d’années, des scientifiques tentent de répertorier les espèces marines du monde entier. Cette vaste entreprise leur a permis d’estimer à deux tiers, le nombre d’organismes dans les mers encore à découvrir.

Près d’un million d’espèces vivent actuellement dans les mers, et deux tiers d’entre elles restent encore à découvrir. Cette estimation est tirée d’une nouvelle étude, tout juste parue dans la revue Current Biology. La publication suggère que les océans restent pour le moment un vaste territoire inexploré et ce manque de connaissances peut affecter sérieusement les initiatives de conservation marine. « Si vous voulez protéger l’océan, alors vous devez savoir ce que vous voulez protéger » indique àourAmazingPlanet, Ward Appeltans, membre de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO.

Pour tenter de mettre en évidence la biodiversité qui peuplent les océans, Ward Appeltans a commencé à ériger en 1999 une liste des organismes peuplant les mers d’Europe. D’un commun accord, l’initiative a été étendue en 2007 pour englober l’ensemble des espèces marines du monde entier. Mais la tâche s’est avérée être une entreprise colossale. Plus de 250 experts internationaux ont été sollicités pour cataloguer l’ensemble des espèces connues.

La mise au point de l’inventaire a été ponctuée fréquemment par la découverte de nouveaux spécimens. Un problème de taille au regard du chemin particulièrement épineux par lequel les chercheurs doivent passer afin que ces espèces finissent par être reconnues. « Quand un enfant nait, vous devez aller à la mairie et enregistrer le nom du bébé, pour une nouvelle espèce, la seule chose à faire est de publier un article dans un journal officiel » explique Ward Appeltans. Il ajoute : « Pour cinq espèces répertoriées, seulement deux ont été décrites auparavant« .

Entre 700.000 et un million d’espèces dans les mers du globe

Pour surpasser cette difficulté, les chercheurs ont ainsi dû dupliquer le nom de nombreux organismes déjà existants. Jusqu’à présent, l’équipe a répertorié près de 226.000 espèces, excluant les bactéries marines. 65.000 autres sont actuellement en attente d’être décrites dans les musées et les collections. En utilisant une simulation par ordinateur, l’équipe en est arrivée à la conclusion que le nombre d’espèce vivant actuellement dans les mers du globe se situe entre 700.000 et un million. Parmi les organismes encore non identifiés, la plupart sont probablement des crustacés, des mollusques, des vers et des éponges de mer.

Du projet est née une nouvelle base de données. Baptisée Registre mondial des espèces marines (Worms), celle-ci a été conçue pour donner aux scientifiques un moyen universel de décrire les créatures sous-marines, et plus particulièrement celles en voie de disparition.

 

 

Source : Maxisciences    

 

Quand un bateau du Vendée Globe se transforme en navire océanographique

(Source : Mer & Marine)

Article source:http://jack35.wordpress.com/

La science et la course au large s’aligneront ensemble sur la ligne de départ de la course du Vendée Globe, qui s’élancera des Sables d’Olonne le 10 novembre prochain. A bord du voilier 60 pieds Cheminée Poujoulat, le skipper suisse Bernard Stamm va devenir, le temps de ce tour du monde en solitaire, le relais sur le terrain, des scientifiques et du parc brestois des océans Océanopolis.

Grâce au mécénat de la famille Sandoz et à la volonté de Bernard Stamm de faire profiter le monde scientifique de son aventure, le bateau a pu être équipéd’une station de prélèvement embarquée qui permettra de récupérer des échantillons sous toutes les latitudes traversées le long de la course. Le « minilab » a été pensé, avec l’aide des ingénieurs de l’Institut Polytechnique Fédérale de Lausanne et de l’Institut Universitaire Européen de la Mer, pour allier performance, sobriété énergétique et encombrement minimum. Le boîtier, équipé de capteurs, va mesurer la température, l’oxygène dissous, la conductivité, la turbidité, la fluorescence et l’acidité des eaux de surface. Une fois par heure, un prélèvement automatique sera effectué. Les mesures seront ensuite décryptées puis transmises à terre quand le skipper se connectera pour récupérer ses infos météos.

Océanopolis va ainsi collecter une importante banque de données qui sera mise à disposition des chercheurs. Par ailleurs, dès le 5 novembre, le public pourra découvrir, dans l’enceinte du parc, une exposition temporaire sur l’expédition de Bernard Stamm.

(Source : Mer & Marine)

Le Minilab (PHOTO : OCEANOPOLIS)
(Source : Mer & Marine)

Bernard Stamm, skipper de Cheminée Poujoulat (PHOTO : OCEANOPOLIS)
(Source : Mer & Marine)

Un ROV compact pour explorer les grands fonds

crédits : CADDEN

(Source : Mer & Marine) via : http://jack35.wordpress.com/

La société nantaise Cadden, spécialisée dans les systèmes de mesure électronique pour la géolocalisation et l’océanographie, a récemment fourni  au bureau d’étude Copetech-SM un système complet destiné à la réalisation de levés bathymétriques « grands fonds » de haute précision.

 .Ces derniers font partie des études menées en amont dans le cadre d’un vaste projet de climatisation à l’eau de mer mis en œuvre à La Réunion par GDF-Suez Energie Services et utilisant le principe du système SWAC (Sea Water Air Conditioning _ Climatisation à l’eau de mer). Ce projet consiste à puiser l’eau froide marine à plus de 1000 m de profondeur, puis à la remonter grâce à une station de pompage vers les 27 sites à climatiser, localisés à Saint-Denis et à Sainte-Marie.

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Les travaux confiés au bureau d’études marseillais avaient pour but de déterminer une route fiable pour la pose des 20 km de canalisations sous-marines nécessaires.  Les levés de haute précision à ces profondeurs abyssales ne peuvent être réalisés qu’à l’aide de capteurs immergés,  capables de saisir les données au plus près des zones de levés. Les ROV (véhicule sous-marins téléguidés) sur lesquels sont montés les équipements pèsent généralement près d’une tonne et nécessitent, de ce fait, d’être embarqués à bord de bateaux adéquats.

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L’originalité de la démarche de Copetech-SM a été de proposer un autre type de solution. Le ROV de Cadden se distingue en effet par sa compacité. Pesant moins de 200 kg, avec une charge utile ajustable de 18 à 40 kg, il peut être déplacé et embarqué plus facilement, avec une incidence sensible sur le coût global des opérations. Ce véhicule sous-marin vendu était complété, pour cette étude, d’un sondeur multi-faisceau Sonic 2022 (R2 Sonic), d’une centrale d’attitude Lodestar (Sonardyne) et d’un lock Doppler (LinkQuest).

(PHOTO : CADDEN)

Publié 28 octobre 2012 par Sylv1 dans océanographie

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Les fonds abyssaux abritent un monde de lumière…

La crevette des grandes profondeurs Parapandalus sp. produit de la bioluminescence bleue en libérant des composés chimiques par la bouche. © Sönke Johnsen

Article source: http://www.futura-sciences.com/

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences
Le 10 septembre 2012 à 17h31

Les fonds marins profonds ne sont pas aussi sombres qu’on pourrait le croire. Près d’un animal benthique sur cinq émettrait en effet de lalumière lorsqu’il est touché, ce qui est relativement fréquent. Plus surprenant, une crevette produirait même des nuages de lumière en vomissant littéralement des composés chimiques bioluminescents. Les abysses n’en finissent pas de nous étonner…

La lumière disparaît rapidement en pénétrant dans les océans, interdisant toute photosynthèse à plus de 200 m de profondeur. Au-delà, pourtant, desphotons se promènent… Près de 75 % des organismes pélagiques peuplant cette zone aphotique pourraient en effet produire de la lumière parbioluminescence. Elle leur servirait à rechercher un partenaire, de la nourriture ou à augmenter leurs chances de fuite face aux prédateurs.

Les océans sont également peuplés par des organismes benthiques évoluant par définition à proximité ou sur le fond. Des moyens considérables doivent être mis en œuvre pour les atteindre, les observer et les échantillonner. Un simple filet de pêche ne suffit pas. Ils sont donc moins connus que leurs homologues pélagiques. Ainsi, un doute plane toujours sur le nombre d’espèces et les groupes animaux pouvant spontanément produire de la lumière.

Sönke Johnsen de la Duke University (États-Unis) vient en partie de combler ce manque grâce à la réalisation d’un important travail de recensement effectué dans les eaux profondes du nord des Bahamas. Une première conclusion s’est rapidement imposée : les espèces benthiques sont moins nombreuses à pouvoir produire de la lumière que les pélagiques. Les fonds marins sont pourtant plus lumineux que la pleine mer. Comment expliquer ce paradoxe ? L’étude a été publiée dans la revue Journal of Experimental Biology (JEB).


Ces 7 crabes ont été récoltés à plus de 500 m de profondeur dans le golfe du Mexique. Deux d’entre eux, Eumunida picta et Gastroptychus spinifer, peuvent voir les ultraviolets (UV). Ils possèdent pourtant les mêmes pigments photosensibles que les autres. © Frank et al. 2012, Journal of Experimental Biology

Une crevette vomissant de la lumière

Un grand nombre d’échinodermes, de coraux, de crustacés, decéphalopodes et d’annélides ont été récoltés entre 500 m et 1.000 m de profondeur grâce au sous-marin Johnson-Sea-Link. Après avoir été aspirés puis enfermés à l’intérieur de boîtes opaques, ces animaux ont été remontés à bord d’un navire afin d’y subir une série de tests. Un dispositif mécanique a notamment été utilisé pour les toucher puis un autre détectait d’éventuelles émissions lumineuses et en mesurait les longueurs d’onde.

Moins de 20 % des espèces profondes benthiques seraient bioluminescentes. Parmi elles, 2 crustacés (Parapandalus sp. etHeterocarpus ensifer) et 1 ophiure (Ophiochiton ternispinus) ont produit une lumière bleue (longueur d’onde comprise entre 470 et 455 nm). Tous les autres ont émis des signaux visuels de couleur verte, comme leurs congénères pélagiques. Plus étonnant, la crevette Parapandalus sp. peut littéralement vomir des composés chimiques lumineux !

Comment expliquer la « pluie brillante » observée par les scientifiques sur les fonds marins malgré le faible nombre d’organismes luminescents ? La réponse est simple, ces animaux ont plus de chance d’être touchés et donc de produire de la lumière que les organismes vivant en pleine eau.

La sensibilité à la lumière de toutes les espèces récoltées a également été testée. Pour ce faire, des électrodes ont été posées sur les cornées ou sur les organes photosensibles des individus étudiés. La majorité d’entre eux perçoit la lumière bleue-verte (longueurs d’onde de 470 à 497 nm), mais il y a eu quelques surprises. Deux crabes, Eumunida picta et Gastroptychus spinifer, percevraient également les UV, chose surprenante puisqu’ils sont absents au sein des océans. Ce résultat a également été présenté dans la revue Journal of Experimental Biology (JEB), mais par Tamara Frank de laNova Southeastern University (États-Unis). De prochaines études vont essayer de comprendre à quoi leur sert cette capacité. Une hypothèse a néanmoins été avancée : elle leur permettrait de discriminer les coraux toxiques sur lesquelles ils peuvent vivre (ils brillent en vert) du plancton(émet une lumière bleue), l’objectif étant d’éviter de manger des aliments empoisonnés.

Publié 17 septembre 2012 par Sylv1 dans océanographie

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ÉCOUTEZ. Des dauphins chantent en baleine durant leur sommeil

Des scientifiques pensent que les cétacés revivent leurs expériences de la journée en rêve et… en musique.

Les dauphins du parc Planète sauvage, en Loire-Atlantique, se sont prêtés à une curieuse expérience.

Les dauphins du parc Planète sauvage, en Loire-Atlantique, se sont prêtés à une curieuse expérience. © Planète Sauvage

En épiant le sommeil de cinq dauphins du parc animalier Planète sauvage situé en Loire-Atlantique, des chercheurs de l’université de Rennes I ont fait une bien étrange découverte. Ces animaux, appartenant à l’espèce Tursiops truncatus, nés en captivité et n’ayant jamais mis un aileron en pleine mer, reproduisent, durant leur repos, des bribes de chant de… baleine à bosse ! Un son qui leur est néanmoins familier puisqu’il figure sur la bande musicale d’ambiance océanique qui est diffusée, dans leur bassin, durant le show qu’ils interprètent, face au public, deux ou trois fois par jour.

Pour être sûrs que leurs oreilles ne leur jouaient pas de tours, les chercheurs ont fait écouter les différents bruits émis par les dauphins du parc à une vingtaine d’étudiants et de scientifiques, totalement étrangers au monde des cétacés. Conclusion : dans les chants nocturnes des dauphins, eux aussi identifiaient l’étrange présence de vocalises de baleine à bosse.

Le fait que les dauphins soient capables de ce type d’imitation n’est en rien nouveau. C’est même l’une des nombreuses raisons qui font de cet animal l’objet d’une grande fascination. Reste que, jusque-là, la reproduction d’un son intervenait très rapidement après l’écoute de celui-ci. Ce qui n’est, en l’espèce, pas du tout le cas. De longues heures se sont écoulées. Le cri a donc clairement été mémorisé. En outre, la reproduction du son ne saurait être liée au contexte : potentiellement associé au show, le chant de la baleine à bosse est émis lors d’une période de repos de l’animal.

Un hémisphère après l’autre

L’hypothèse formulée par l’équipe scientifique, qui vient de publier son étude dans la revue Frontiers in psychology, est que les dauphins, à la manière des humains, revivent leur journée dans leur sommeil. Le chant de la baleine à bosse serait le signe qu’ils sont en train de répéter leur show en rêve. Une idée confortée par le fait que les prestations des dauphins se trouvent améliorées lorsqu’une petite sieste les sépare de leur entraînement. Cette période serait pour eux une vraie phase d’intégration des apprentissages.

Pour autant, des vérifications devront être menées, car savoir si un dauphin est réellement en sommeil n’est pas chose aisée. En effet, si on dit que le chat ne dort jamais que d’un oeil, le dauphin, lui, ne met jamais au repos qu’un des deux hémisphères de son cerveau à la fois. Une question de survie puisque, chez ce mammifère marin, la respiration est un acte volontaire.

ÉCOUTEZ le chant des dauphins qui imitent les baleines :

http://bcove.me/q0aqc01t

http://bcove.me/xu8ney2f

Axial Seamount : un laboratoire pour les prédictions volcanologiques

La majorité des volcans de la planète se trouvent au fond des océans. Axial Seamount en est un et c’est l’un des rares volcans sous-marins à être surveillé de près. Les géophysiciens s’en servent pour comprendre et prédire les éruptions de ces volcans. Ils ont déjà quelques succès à leur actif…

  • Découvrez les superbes volcans de notre galerie photo

Jacques-Yves Cousteau, Haroun Tazieff, Maurice et Katia Krafft nous ont quittés mais chacun d’eux aurait sans doute apprécié à leur juste valeur les articles récemment publiés dans Nature Geoscience. Ils portent sur l’étude depuis une dizaine d’années d’un volcan sous-marin sur la plaque pacifique. Il se nomme Axial Seamount et se trouve au large des côtes de l’État de l’Oregon aux États-Unis. Comme tous les volcans actifs étudiés, sa topographie a été dressée. Dans le cas présent des relevés ont été faits avec un petit robot sous-marin survolant le volcan à une hauteur d’environ 50 m. Des cartes ont ainsi été dressées avant et après une éruption qui s’est produite en 2011. Leur résolution est d’environ 1 m.

Sur cette image, l'un des hydrophones déposés sur les flans du volcan Axial Seamount. L'éruption de 2011 l'a partiellement recouvert de lave.
Sur cette image, l’un des hydrophones déposés sur les flancs du volcan Axial Seamount. L’éruption de 2011 l’a partiellement recouvert de lave. © Woods Hole Oceanographic Institution

Le volcan a aussi été équipé d’hydrophones pour enregistrer les ondes sonores générées par son activité sismique. Comme dans le cas pour d’autres volcans, les chercheurs peuvent aussi en mesurer les déformations et le gonflement du fait de la montée du magma vers la surface. Cette poussée provoque en effet la fracture hydraulique des roches. L’activité sismique se déplace alors en direction du sommet du volcan tout en s’intensifiant. C’est ce qui permet parfois de prédire quand et où l’éruption se produira, dans le cas de volcans bien étudiés, quelques heures avant son occurrence. On peut en effet estimer la vitesse de remontée du magma frais et sa profondeur. Si le processus se maintient, il n’est donc guère difficile d’en déduire où et quand une nouvelle bouche éruptive va s’ouvrir quelques heures à l’avance dans ces cas-là.

Un volcan sous-marin en laboratoire

Jusqu’à présent, personne n’avait démontré clairement un lien entre l’activité sismique, la déformation du fond de l’océan et l’intrusion du magma dans le cas d’un volcan sous-marin. C’est maintenant chose faite.

Les chercheurs s’attendaient depuis quelques années à ce que Axial Seamount entre en éruption et c’est ce qu’il a fait en 2011. En se basant sur les déformations cycliques des pentes du volcan, ils prédisent même qu’une nouvelle éruption se produira pendant l’année 2018. Juste avant l’éruption de 2011, l’édifice volcanique s’est mis à gonfler de plus en plus rapidement 4 à 5 mois avant l’événement.

Les chercheurs ont aussi constaté un brusque pic dans l’activité sismique environ 2,6 heures avant l’éruption du 6 avril 2011. Il s’agit d’informations précieuses qui pourraient aider à prévoir des éruptions d’autres volcans sous-marins. On comprend l’intérêt de ces observations si l’on pense par exemple au volcan de Santorin.

 2011. © KATUCommunities/YouTube

La comparaison des données topographiques avant et après l’éruption du 6 avril a permis de déterminer clairement quelles étaient les nouvelles coulées de lave, leur répartition et leur épaisseur. D’autres instruments devraient être installés dans les années à venir, notamment des caméras. Cela devrait permettre d’affiner encore plus la connaissance des volcans sous-marins et probablement de surprendre la formation des futures coulées de lave. Comme le montre la vidéo ci-dessus, les géologues ont aussi découvert une nouvelle source hydrothermale avec un tapis microbien.

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/volcanologie/d/axial-seamount-un-laboratoire-pour-les-predictions-volcanologiques_39367/

Après Google Maps, Google se lance dans la cartographie sous-marine

 

Après google maps, Google Street View, Google Moon et Google Sky, le Géant  souhaite aujourd’hui aller plus loin en proposant un service de cartographie des fonds sous-marins. Ce projet a pour but de final de pouvoir explorer les océans à partir d’un ordinateur, au même titre qu’il est possible aujourd’hui d’explorer les recoins de la planète avec Google Maps. Le lancement du projet est prévu pour septembre 2012, et les premières prises de vue seront tout d’abord disponibles sur Google Earth et Google Maps. Une chaîne spéciale à également été créée surYoutube.

Andrew Hurd, Responsable Marin au sein de l’union internationale pour la conservation de la nature, se satisfait de la mise à disposition de cette technologie. Lors d’une réunion à San Fransisco le 2 février dernier, il déclarait « lorsque Google vient vers vous avec un tel projet, vous ne pouvez pas dire non. Il n’existe que 4.500 zones protégées sur la surface des océans, soit 0,8% de la surface totale. C’est nettement insuffisant. Google nous permet de mieux faire connaître notre travail aux gouvernements, d’améliorer la collaboration entre nos membres et de sensibiliser le public ».

L’expo 20.000 monstres sous les mers s’ouvre à Dinard

Info rédaction, publiée le 01 juillet 2012

L’exposition 20.000 monstres sous les mers s’est ouvert vendredi 22 juin à Dinard. Elle propose d’explorer les fonds marins avec des espèces inédites et impressionnantes.

Du 22 juin au 9 septembre se tiendra au Palais des Arts et du festival de la ville de Dinard l’exposition 20.000 monstres sous les mers. Une manifestation qui invite le public à découvrir de nombreuses espèces des fonds marins et que Maxisciences a pu découvrir en avant-première. Aussi bien fossile que naturalisée, chaque espèce présentée se veut extraordinaire, soit par son mode de vie ou par son anatomie. C’est le maire honoraire de Dinard en personne Marius Mallet et le conservateur en chef honoraire du Muséum d’Histoire Naturelle, Gilles Pacaud, qui ont dirigé cette exposition. Le but : sensibiliser le public aux questions environnementales liées à la mer en montrant son incroyable diversité.

Au cours de la première partie, l’exposition rassemble ainsi des pièces issues du Muséum d’Histoire Naturelle mais aussi de grands musées nationaux. On y retrouve des spécimens rares de calamars géants conservés dans du formol, des fossiles de Liopleurodon ou encore des poissons abyssaux. Le premier étage offre même la possibilité d’observer l’imaginaire liée aux animaux marins avec des représentations de gravure du XVe siècle. Puis, le visiteur tombe en pleine préhistoire entre fossile et mâchoire géante du Mégalodon, afin de s’immerger dans la biodiversité marine du passé.

Mais la pièce maîtresse de cette exposition est bien entendu le calamar géant. Pendant longtemps, ces créatures pouvant mesurer jusqu’à 20 mètres de long et vivant dans les abysses, étaient considérées comme des mythes. Très rares sont ainsi les personnes qui ont pu en observer en pleine eau. De nombreux spécimens sont néanmoins exposés, dont un seul avec les tentacules dépliées. Passé ce légendaire géant, c’est ensuite au tour des requins et des baleines de dévoiler leurs merveilles avec plusieurs modèles reconstitués dont un squelette de rorqual ayant été trouvé près de Perpignan.

De rares spécimens de créatures abyssales

Mais difficile d’entendre monstres marins sans penser aux créateurs abyssales. 20.000 monstres sous les mers présentent ainsi plusieurs spécimens de ces créatures fascinantes. Vivant dans des conditions extrêmes et sans lumière, la plupart ont dû s’adapter à la présence des cheminées hydrothermales, les fumeurs noirs, qui rendent l’eau sulfureuse en développant des adaptations spécifiques. Malheureusement il est actuellement impossible de ramener des spécimens vivants, le changement de pression étant trop grand entre les abysses de la surface. Malgré tout on retrouve dans l’exposition notamment des spécimens de Baudroie et de requin Lézard très bien conservés.

Le deuxième étage est consacré aux mythes. Imaginée par le musée du Fjord situé au Québec, cette partie se propose de démêler la réalité et la fiction entre les légendes comme les sirènes ou les serpents de mer et les animaux existant. Des textes agrémentés de vidéos, d’images et d’objets qui offre un tout autre regard sur la mer dans un cadre idyllique. Une très belle idée de sortie alors que les vacances viennent tout juste de démarrer. D’ailleurs, l’exposition 20.000 monstres sous les mers restera ouverte jusqu’au 9 septembre, ce qui permettra donc d’en profiter tout l’été.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site dédié : 20000monstres.ville-dinard.fr

Source : http://www.maxisciences.com/exposition/l-039-expo-20-000-monstres-sous-les-mers-s-039-ouvre-a-dinard_art25363.html