INVESTIGATION OCEANOGRAPHIQUE ET OANIS Nos questions Ufologiques nous orientent vers le cosmos, cependant certaines réponses pourraient venir des Abysses
Grâce à un petit sous-marin de la taille d’une batte de baseball, une équipe de chercheurs de la NASA a pu filmer pour la première fois les profondeurs du lac Whillans, une étendue d’eau subglaciaire située à l’ouest de l’Antarctique.
La « course à la recherche de vie sous l’Antarctique » vient de connaître un notable tournant. Selon un communiqué de la NASA, l’équipe de chercheurs américains, en charge de sonder le lac Whillans, a récemment récolté les premières images des profondeurs subglaciaires. Pour ce faire, les scientifiques ont utilisé un petit sous-marin de la taille d’une batte de baseball.
Le dispositif est équipé d’une série de capteurs ainsi que d’un système permettant de capturer des images à haute résolution. L’appareil a ainsi été utilisé pour récolter des informations géologiques, hydrologiques et chimiques sur le milieu. « Il s’agit du premier instrument capable d’explorer un lac sous-glaciaire en dehors du forage. Il est capable de nous emmener dans des endroits qui sont inaccessibles par d’autres instruments existants » explique Alberto Behar, concepteur de l’instrument et chercheur au Jet Propulsion Laboratory (JPL), basé à Pasadena aux Etats-Unis.
Le sous-marin a été envoyé depuis le trou de forage, à près de 800 mètres de profondeurs. Les images des fonds enfermées sous la glace, et des données telles que la salinité, la température et la profondeur ont pu être transmises à l’équipe au moyen d’un câble à fibre optique relié à la surface. « Tout le monde était incroyablement excité de voir les premières images » souligne Alberto Behar. Finalement, l’expédition aura permis de récolter près de 30 litres d’eau du lac, ainsi que huit carottes de sédiments prélevées en profondeur.
Les échantillons devraient être analysés a court terme afin d’identifier les formes de vie existant sous la glace. Des premières observations indiquent que l’eau du lac Whillans contient près de 1.000 bactéries par millilitre.
Mise à jourinvestigation océanographique et oanis, le :07/03/2013, 05h35.
Il existe un lien très fort entre la composition en bases azotées (G+C) (guanine + cytosine) des ARN ribosomiques ou en acides aminés des protéines et la température optimale de croissance des organismes procaryotes (bactéries et archées). Ce lien permet la construction d’un thermomètre moléculaire : si on peut connaître la composition moyenne en acides aminés des protéines d’un organisme ancestral, on pourra estimer la température moyenne à laquelle cet organisme vivait. Un tel travail a permis à Manolo Gouy et son équipe du laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive (CNRS, Université de Lyon) de reconstituer la variation des températures environnementales le long l’histoire de la vie.
Sur la dorsale Atlantique, par 3 650 m de fond et 315°C, près des fumerolles jaillies des entrailles de la Terre, d’étranges oasis grouillent de vie. Des vers Riftia d’1,80 m de long sont regroupés en bouquets.
Dépourvus de tube digestif, de bouche et d’anus, ces vers géants sont directement nourris par les bactéries qu’ils abritent. Des bactéries singulières puisqu’elles oxydent les composés sulfureux, réalisant une chimiosynthèse à partir de l’énergie chimique.
Dans les abysses du Pacifique, poissons, crabes, étoiles de mer, anémones et spirographes vivent par 5 200 m de profondeur à une température de 350°C. Pour l’instant, on dénombre plus de 350 espèces animales dans ces milieux si
La première analyse de la glace obtenue du trou, que les scientifiques ont percé dans le lac relique Vostok en Antarctique, a montré que des microorganismes pourraient exister sous une couche de glace de 4 km. Cependant, il sera possible de soulever ces organismes sur la surface dans quelques années.
Une seule espèce de bactéries thermophiles, qui peuvent exister dans de telles conditions, est connue de la science. Mais les scientifiques n’excluent pas que d’autres microorganismes pourraient être conservés dans l’ancien lac.
Mise à jour investigation océanographique et oanis,le : 03/02/2013, 19h05.
Les eaux du lac sous-glaciaire Whillans, en Antarctique, abriteraient des bactéries. Elles seraient même actives malgré les 800 m de glace qui les surplombent et la température ambiante de -0,5 °C. Vont-elles fournir de précieuses informations aux astrobiologistes ?
L’Antarctique renferme un véritable réseau de cours d’eau et de lacs souterrains sous ses glaces, mais abritent-ils des formes de vie ? C’est pour répondre à cette question qu’une véritable course aux forages est en cours depuis plusieurs années sur ce continent gelé. Des chercheurs russes sont ainsi parvenus en février 2012 à atteindre le lac Vostok sous 3.768 m de glace, mais les informations diffusées durant ces derniers mois ne font état d’aucune découverte d’êtres vivants.
Une équipe américaine est depuis lors parvenue à atteindre le lac Whillanssur la côte ouest de l’Antarctique. Les chercheurs du projet Wissard (The Whillans Ice Stream Subglacial Access Research Drilling Project) ont traversé 800 m de glace grâce à un forage utilisant de l’eau chaude. Le lac s’étendrait sur une superficie d’environ 60 km2 et, première surprise, aurait une profondeur avoisinant les deux mètres. Les études sismiques avaient plutôt laissé entrevoir des valeurs oscillant entre 10 et 25 m. Il n’est toutefois pas exclu que certains points précis de cette étendue d’eau soient plus profonds.
La suite des opérations n’a pas été de tout repos pour les 50 chercheurs menés par John Priscu de la Montana State University. Une fois un forage terminé, ils ne disposent en effet que de 48 h pour réaliser leurs prélèvements, l’eau du lac ayant ensuite tendance à geler dans le puits de 30 cm de diamètre. Les efforts de l’équipe n’ont pas été vains, puisque 30 litres d’eau et six carottes de sédiments longues de 60 cm ont été remontés en surface. Cerise sur le gâteau, un colorant a révélé la présence d’ADN au sein des échantillons. Des formes de vie ont donc été trouvées !
Les bactéries du lac Whillans actives dans le noir et le froid
L’eau du lac contiendrait environ 1.000 bactéries par millilitre, ce qui représenterait grossièrement un dixième de l’abondance observée au sein des océans. Ces organismes ont ensuite été mis en culture dans des boîtes de Petri. Ils afficheraient des taux de croissance « relativement bons », selon John Priscu, ce qui prouve qu’ils sont vivants et surtout actifs. Les prélèvements vont maintenant être envoyés aux États-Unis, et dans quelques autres pays, afin de subir des analyses plus précises.
Des séquençages ADN sont notamment prévus pour identifier les bactéries et comprendre leur mode de vie. Elles vivent en effet dans le noir total et à une température de -0,5 °C. Les études préliminaires devraient durer un mois. Elles seront également mises à profit pour exclure toute contamination des échantillons par d’éventuels organismes exogènes véhiculés par le forage.
Des indices sur l’adaptation à la vie extrême
Les stratégies de survie de ces bactéries pourraient fournir d’importantes informations sur l’adaptation de la vie aux conditions extrêmes, mais pas seulement. De précieux indices pourraient être récoltés sur la biologie éventuelle de formes de vie extraterrestres. Europe, l’une des lunes de Jupiter, abriterait par exemple un grand océan sous sa surface, où certains organismes pourraient survivre.
Les bactéries vivant dans le lac Whillans sont probablement chimio autotrophes, puisqu’aucune photosynthèse ne peut avoir lieu dans cet environnement obscur. Elles produisent donc la matière organique en oxydant des composés inorganiques comme le soufre ou l’azote. Le carbone serait quant à lui fourni par le CO2 présent dans l’eau. Il reste maintenant à attendre les résultats des études approfondies. L’aventure du lac Whillans est loin d’être terminée…
Dans l’eau du lac Vostok, il y a la vie. Il sera possible de prouver cela dans deux ans à peu près, quand on réussira à faire remonter des profondeurs du glacier de l’eau non glacée avec des microorganismes vivants. Et pour le moment, les savants russes, en commun avec leurs collègues étrangers, étudient la géologie du bassin et le glacier lui-même.
De l’orifice foré, les savants font remonter seulement la glace. Le fait est que l’eau du lac monte sous la pression dans le trou foré et se glace très vite. L’analyse des spécimens recueillis a montré que les microorganismes étaient ici absents. Cependant, les chercheurs russes sont assurés que dans les profondeurs du lac, il existe une vie. La température de l’eau est légèrement supérieure. C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer maintenant une nouvelle technologie pour faire remonter à la surface de l’eau, et non de la glace. C’est seulement de cette manière que nous pourrons apprendre tout sur la flore et la faune du lac, indique le chef du centre logistique de l’expédition antarctique russe de l’institut de l’Arctique et l’Antarctique Viacheslav Martyanov.
« Tout ce qui concerne les biotes doit être fait dans l’eau en état liquide. Pour cela, nous devons pénétrer dans le lac et faire des expériences, et puis, faire remonter l’eau en l’état, intacte. Alors seulement, on pourra faire des conclusions microbiologiques. Mais ce sera possible dans deux ans à peu près, quand on réussira à faire remonter de l’eau intacte non congelée. Il est très difficile de faire cela, parce que la température moyenne de l’année à la station Vostok est de -58 degrés. Et dans ces conditions, il faut faire remonter l’eau du forage à une profondeur de 4 kilomètres de manière qu’elle ne se glace pas ».
Dans l’expédition sur le lac Vostok, des étrangers travaillent aussi. Par exemple, à l’heure actuelle, un savant allemand étudie le système des flux et des reflux du lac subglacial. Pour les Russes, il est important que les collègues étrangers prennent part aussi aux travaux. Les résultats des études communes, en général, sont plus exacts, remarque le vice-directeur du centre de recherches de l’Arctique et de l’Antarctique Alexandre Danilov.
« Nous avons toujours été les explorateurs principaux du lac. Les Américains nous ont aidés un peu aux différentes étapes. Ils n’étudiaient rien, ils foraient seulement. Dans le travail analytique, les Français nous aident. Il faut absolument effectuer des études aussi fines avec des collègues étrangers ».
Maintenant, en Antarctide, c’est l’été. La température de l’air ne tombe pas au-dessus de moins quarante. Mais déjà dans un mois, les travaux actifs devront être suspendus à cause des grands froids. Les savants russes doivent revenir chez eux en mai à bord du navire Académicien Fiodorov. Pendant quelques mois, les échantillons de glace du lac Vostok seront étudiés dans les laboratoires de Saint-Pétersbourg./L
Source:
Mise à jourinvestigation océanographique et oanis,le 22/01/2013, 13h20.
La publication de l’arbre universel du vivant par Woeseà la fin des années soixante-dix a bouleversé notre vision du monde vivant par l’abolition de la dichotomie eucaryote/procaryote au profit d’une vision tripartite (Bacteria, Archaea, Eucarya) ou encore par la prise de conscience de la place importante occupée par les microorganismes. Elle a aussi ouvert un champ de recherche centré autour du dernier ancêtre commun à tous les organismes, appelé LUCA (Last Universal Common Ancestor). Les études réalisées au cours des vingt dernières années ont révélé que LUCA était un organisme évolué, avec une organisation cellulaire et un génome probablement proche de celui des microorganismes actuels.
Cependant un certain nombre de questions fondamentales demeurent, concernant par exemple la nature de ses lipides, du support de son matériel génétique (ADN ou ARN), le milieu dans lequel il vivait (hyperthermophile ou mésophile), la nature de ses descendants directs (posant par la même la question de l’origine des eucaryotes).Ces questions font toujours l’objet de vives discussions, témoignant du dynamisme de ce champ de recherches.
Arbre phylogénétique hypothétique de tous les organismes vivants. L’arbre est basé sur des séquences de l’ARNr 16S. À l’origine proposé par Carl Woese, il montre l’histoire évolutive des trois domaines du vivant (bactéries, archaea et eucaryotes). (c) NAI
Dans un article publié en 2008 dans le Bulletin de la Société Française de Microbiologie, Céline Brochier-Armanet fait l’état des lieux autour de ces questions.
Brochier-Armanet C, Origine et évolution des microorganismes, Bull. Soc. Fr. Microbiol. (2008) (accès à l’article)
Article source:exobiologie.fr
Mise à jour sylv1 investigation océanographique et oanis, le 19/01/2013, 13h20.
Cet article intéressant dans le sens où il démontre que la nature adapte les êtres à leur environnement certes , jusqu’à une certaine mesure. Alors ? Pour bientôt la découverte d’êtres que je nomme subaquatiques ou encore d’extraterrestres camouflés dans nos environnements marins ?
Petite touche d’humour mise à part , comme cette découverte, nous en apprenons tous les jours…..Et qui sait ce qui reste à découvrir.…..
Si nous avons les doigts fripés après être restés trop longtemps dans l’eau, ce n’est pas parce que notre peau est trop spongieuse. Au contraire, la nature a tout prévu et nous offre ainsi une meilleure prise sur des objets humides, affirme une étude publiée mercredi.
« Nous avons démontré que les doigts ridés assurent une meilleure prise dans des conditions humides. Cela pourrait fonctionner comme les sillons sur les pneus de nos voitures qui permettent à une plus grande surface du pneu de rester en contact avec la route et donnent une meilleure adhérence », résume Tom Smulders, de l’Université britannique de Newcastle.
Lorsque nos mains et nos pieds restent immergés trop longtemps, ils se plissent, et les biologistes ont longtemps pensé que ce phénomène était dû à l’eau qui passait sous la peau et la faisait gonfler. On sait à présent qu’il s’agit d’un processus actif commandé par le système nerveux et causé par la contraction des vaisseaux sanguins.
« Lorsque le corps détecte que les doigts sont restés mouillés pendant un certain temps, le système nerveux rend les vaisseaux sanguins plus fins sur le bout des doigts. Le volume des doigts se réduit mais comme la peau garde la même taille, elle se plisse », explique à Tom Smulders.
Lynn Miner et Steffen Beyer, deux spécialistes en technologies photographiques sous-marines, ont récemment produit une vidéo dans laquelle ils dévoilent le phénomène de fluorescence des récifs coralliens.
Véritable kaléidoscopes vivants, les récifs coralliens représentent des univers incroyables de formes et de couleurs. Leur beauté peut être appréciée de jour comme de nuit, à condition d’être bien équipé. La plupart des coraux sont en effet capables d’émettre de la lumière par fluorescence. Lynn Miner et Steffen Beyer ont ainsi récemment filmé le phénomène au sein d’un récif situé au large des côtes égyptiennes.
Les deux plongeurs gèrent une entreprise de matériel photographique destiné aux explorateurs scientifiques ou passionnés des fonds marins. Pour filmer leur séquence, ces professionnels ont organisé une excursion nocturne, avec pour seul éclairage des lampes émettant une lumière bleue d’une longueur d’onde comprise entre 450 et 470 nanomètres. Ces sources lumineuses, simulent avec une intensité beaucoup plus forte les rayons du soleil tels qu’ils arrivent à cette profondeur.
Sous l’effet des lampes, un grand nombre de coraux devient fluorescent. Ce sont en réalité les organismes vivants et non leur exosquelette rigide qui s’illumine grâce à la GFP, Green fluorescent protein. Sous l’effet de la lumière bleue, cette molécule excitée émet à son tour une radiation de longueur d’onde différente à celle d’origine. « Si vous stimulez les coraux avec la lumière bleue intense, ils brillent en retour d’une lumière violette, jaune, verte, rouge, et bien d’autres couleurs« , explique Lynn Miner Miner. Elle précise : « Ces couleurs sont impossibles à distinguer si vous plongez avec une lumière blanche« .
Pour l’heure, le rôle de cette fluorescence est assez confus. Selon certaines hypothèses, la lumière émise par les coraux pourrait permettre aux algues symbiotiques de réaliser la photosynthèse et produire de l’oxygène et ce, à des profondeurs où les lueurs du soleil ne parviennent pas.